Les années passent, se suivent et pour l’heure jamais ne se ressemblent. Alors que je souffle cet hiver les bougies de mon 47° anniversaire, bien des pensées se bousculent dans ma tête et de mois en mois, il me semble de plus en plus nécessaire d’en faire le tri, de les entendre, de les écouter, de les accepter et de les ranger.
J’ai déjà posé le constat en terminant l’année 2024 qu’une étape avait été franchie. Peut-être cette sensation d’avoir atteint le sommet et qu’inexorablement je vais dorénavant descendre de la montagne. Cette année a été épuisante, je sens ne plus être « jeune », je sens être moins patient, moins enthousiaste en recherche de simplicité et de calme.
Je sens aussi que le rôle de « Super Papa » dans lequel je m’étais investi crops et âme depuis une quinzaine d’année n’est plus tout à fait ce qu’il était. Plongé désormais dans l’adolescence de 3 de mes 4 morlocs, les moments magiques de jeux et de découverte sont en retrait, je fais le taxi, le gendarme, le surveillant,… le banquier dirait même madame.
Je pourrais encore accrocher à tout ceci cette histoire de Blog et de Droit d’Auteur qui aujourd’hui encore me fait ruminer ou encore ma fonction professionnelle qui n’est plus la même que par le passé.
Sur ce début d’introspection personnelle, je me laisse quelques notes privées afin de définir « Qui je suis ! »
Ce weekend, j’ai testé Trio avec les enfants, un nouveau jeu de société reçu de mes amis Vincent & Carole pour mon anniversaire, et l’on s’est bien amusé !
Le timing était pourtant serré pour découvrir un nouveau jeu, mais Trio s’annonçait comme un jeu très facile à prendre en main avec des règles simples… Et pourtant, en les parcourant, je me suis souvent posé la question « Et dans ce cas de figure, je peux faire cela ou pas ?? ». Après avoir sondé quelques joueurs, il semble donc que les réponses soient tout simplement : Non !
Une série de cartes de valeur allant de 1 à 12, 3 cartes existantes par valeur. Chaque joueur reçoit un nombre équitable de cartes… par exemple 9 lorsque l’on joue à 3. Les autres cartes sont posées sur la table face cachée.
A son tour, un joueur peut au moins deux fois :
soit mettre devant lui sa carte la plus élevée, soit la plus basse.
soit demander à l’un des joueurs de montrer sa carte la plus élevée, soit la plus basse.
soit retourner une carte du centre de la table.
S’il a deux cartes les mêmes alors posées sur la table, il peut à nouveau choisir l’une de ses options et tenter d’obtenir un Trio. Il pourrait donc avoir demandé 3x au même joueur sa carte la plus élevée et lui chiper un trio potentiel de début de partie.
Chacun range ensuite ses cartes, les cartes du centre sont remises face cachée. (Mais reste dans leur position), et c’est au joueur suivant.
Pour gagner la partie, il faut soit être le premier à avoir 3 Trio, soit obtenir le Trio d’or des cartes 7. Il est également possible d’épicer le jeu avec une petite règle supplémentaire que nous n’avons pas encore essayée, mais nous avions déjà fait une erreur. En effet, si nos adversaires ont répondu chacun avec leur carte la plus haute avec des 11, que nous disposons dans notre jeu de la dernière carte 11, mais également d’une carte 12 et 8… Nous ne pouvons pas jouer notre carte 11 pour faire un Trio, puisqu’elle n’est ni la plus haute, ni la plus basse de notre main.
Un élément qui ne sera probablement pas si facile à bien faire respecter par Rose, notre petite dernière de 9 ans !
Janvier se termine. Un mois qui bien que festif par le passé pour fêter mon anniversaire se montre souvent tellement long, froid, humide. Cette année pourtant, les journées m’ont semblé passer à toute vitesse, rythmées par entrainements et matchs de Basket réguliers (J’en compte 7 sur ce mois de janvier). Si parfois Charly nous dit que l’on passe beaucoup de temps avec le Basket, il oublie certainement pourtant que l’on court pour chacun d’eux pour toutes leurs autres activités.
D’ailleurs, après de longs mois à nous en parler, il s’est rendu à son premier casting à Gand pour un prochain film de Lukas D’hont. Tu vois, que l’on se coupe en 4 pour chacun de vous.
Les premières neiges du début de janvier nous ont offert quelques jolis paysages que j’ai réussi à conserver en photo. L’occasion justement d’aller à la découverte de ses petits coins secrets de notre belle forêt proche de La Roche aux Faucons. Mais la neige, c’était aussi l’occasion pour lui de s’essayer au BadminSnow ; )
On ne réécrira pas l’histoire, mais certaines défaites sont douloureuses. Après des semaines à s’entraîner à 200% pour la reprise du championnat U14 provincial de Basket Ball féminin, j’ai pris plaisir à voir Alice et son équipe Alliance Flémalle prendre confiance dans ce premier match de l’année. Sourire aux lèvres, les paniers rentraient et déjà se voyaient elles toutes enfin gagner !?
À 2 min de la fin après une dernier 1/4 un peu moins bon, les rouges menaient encore de 6 points. 30-36 Puis en quelques secondes, tout s’est écroulé. Des paniers qui ne rentrent plus, des balles perdues, peut-être bien des coups de sifflet discutables et une équipe adverse qui a su retourner tout cela à.son avantage. Égalité, non une étrange erreur d’affichage donne 37-36, il reste une minute, les larmes sont sur les visages, elles ont senti la victoire s’échapper, l’incompréhension, 40-36.. Il y a tout juste deux minutes, vous gagniez encore….
2024 est derrière nous, déjà les pieds au froid dans l’année 2025 qui, je l’espère ne pourra être que meilleur que les souvenirs, encore frais, que me laisse l’année 2024.
Voir passer le tram, c’est bien Avoir bien chaud, c’est mieux !
Cette dernière se devait être une année de changement, avec entre autre un changement de taille, celui de mon lieu de travail, puisqu’après 22 années passées sur le site du Sart Tilman, mon équipe des MOOCs de l’Université de Liège prenait place, durant l’été dans un Nouveau Centre névralgique rassemblant différents acteurs du numérique et de la formation en périphérie de la ville de Liège, au Val Benoît.
Si ce changement était en sursis depuis de longues années, j’étais en revanche loin d’imaginer me retrouver un nouveau club de Basket pour notre Alice, prenant tout juste ses marques chez les verts… Si la transition s’est montré humainement difficile dans un premier temps, nous voici maintenant bien installé en rouge, avec même la petite soeur qui joue, soit près de 5 entrainements par semaine dans le nouveau club Alliance Flémalle, de quoi même se proposer comme sponsor de l’équipe U14 ;)
Enfin du changement en voiture, avec l’arrivée de notre carrosse au printemps dernier qui nous emmène de la maison à l’école. De l’école au boulot, du boulot à l’école, de l’école au Basket, à la danse, au chant, au match, avant de rentrer à la maison.
Pourtant de tous changements finalement positifs, me reste le sentiment que 2024 était une « sale année », une année usante, une année pesante,… 2024, l’année où j’ai pris un coup de vieux !
Un sentiment d’avoir plus de responsabilité, un sentiment d’entrer dans un nouveau monde numérique où l’argent a pris le pas sur la magie de l’innovation, d’un rythme de vie où lire une BD, sortir des Micro Machines, jouer à un jeux vidéo… avec ou sans les enfants, toutes ces petites choses qui me donnaient l’impression d’être un « grand enfant » se retrouvent mises au grenier,… à l’image des grands bacs de LEGO et de Playmobil que j’ai remisé lors des précédentes vacances.
Oui, le Papa joueur se retrouve contraint à prendre une autre identité. Les enfants ont grandi. Charly chante, compose, crée, débat, s’affirme. Mes filles se transforment en petite jeunes filles. Encore pleine de contradictions, avec parfois encore l’envie de passer du temps avec moi, mais déjà bien le nez dans un nouveau monde d’ado.
Reste ma petite Rose… Petite ? Elle se joue tellement à faire la grande par moment, que j’ai du mal à me souvenir qu’elle vient seulement d’avoir 9 ans, prise dans le monde de ses soeurs.
Alors que mes 47 ans se rapproche, je ressens, peut-être vraiment pour la première fois, une sensation d’avoir passé le sommet de la courbe. Que les soucis ne seront plus des petits méhins, des petites babioles,… Qu’il va falloir apprendre à avancer dans une nouvelle ère, à un autre rythme,… et que peut-être ce changement était déjà entrain de s’amorcer depuis quelques temps.
Puis je pense à tous ceux qui autour de moi ont traversé une année 2024 bien plus sombre… Barballo, Papy, Claude, Geo,… et ainsi que leurs conjoints, enfants, famille. Courage.
Voilà cher blog ce que j’ai envie de conserver dans mon souvenir, même si pour vous, lecteur perdu ici, tout ceci ne pourrait sembler qu’une complainte d’hiver…