Une histoire d’amour et de fantômes

Une histoire d’amour et de fantômes

J’aurais pu vous parler du film Ghost regardé il y a quelques semaines, mais non… Après avoir ressorti les derniers Tomb Raider et Uncharted depuis le début de l’année, nous nous sommes retrouvés, Madame et moi, sans nouveaux jeux pour occuper nos journées de vacances cet été. Et, depuis un bon moment, j’ai clairement perdu le fil des nouveautés en la matière. J’ai dès lors eu l’idée de demander à ChatGPT de me concocter une petite sélection de titres qui pourraient nous plaire, essentiellement sur PlayStation 5, souvenez-vous !

Parmi ceux-ci, et en parallèle de mes recherches pour le dénicher à bon prix sur Vinted, Banishers: Ghosts of New Eden, sorti en 2024, est rapidement sorti du lot. Nous nous sommes donc plongés dans cette nouvelle aventure depuis la fin de l’été.

Banishers: Ghosts of New Eden – Une histoire d'amour et de fantômes
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Le titre de DON’T NOD, studio français notamment connu pour la série à succès Life is Strange, exploite ici d’une autre manière son expertise du jeu d’aventure fortement appuyé sur les dialogues entre les personnages. Un genre qui met en avant la narration, ce qui en général n’est pas pour nous déplaire.

Avec cette nouvelle franchise, le studio propose néanmoins un autre regard. D’une part, on abandonne l’univers ado contemporain pour se mettre dans la peau d’un couple de chasseurs de fantômes, Red et Antea, partis enquêter sur le nouveau continent. D’autre part, le côté « simple exploration » vient ici s’enrichir d’une bonne dose d’action avec de nombreux combats, du crafting, de l’évolution de compétences… et surtout des choix parfois difficiles à faire.

Car derrière les fantômes et autres créatures à combattre, Banishers nous amène surtout à découvrir les histoires de ceux qui hantent encore les lieux et de ceux qui y vivent. À nous ensuite de décider du sort des personnages rencontrés, avec parfois quelques choix philosophiques qui donnent matière à réfléchir.

Du moins… surtout à Madame !

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L’Intelligence Artificielle et les artistes. C’est le coeur du film Dalloway porté par Cécile de France regardé, un peu par hasard hier soir.

Sujet qui tombe parfaitement bien dans l’actualité du moment, alors que les titres de presse semblent accuser l’écrivain Thélyson Orélien, sur les listes du Goncourt, d’avoir écrit son oeuvre avec une IA.

Dalloway
Dalloway

Dans un format lent, très psychologique, Dalloway nous dépeint un monde de demain où l’IA a pris une place encore plus importante dans notre quotidien. Un Paris sous les 50°, des livraisons par drones, la menace d’un virus qui nous rappelle inévitablement l’époque du confinement… Mais au-delà de cela, c’est surtout la réflexion autour de l’IA et du monde artistique qui m’aura particulièrement intéressé.

Parce qu’aujourd’hui, les IA de notre quotidien progressent à grand pas et se glissent un peu partout. Elles ont été alimentées par un vaste catalogue de connaissances, classées, taguées, affutant leurs algorithmes pour venir vers nous avec la meilleure réponse, dans la forme la mieux adaptée, elles dessinent, modifient nos photos, créent de la musique, écrivent des scénario, du code informatique, organisent nos données…

Mais en réalité, faisons également partie du produit. Au fur et à mesure de nos demandes, nos échanges, nos suggestions, nos états d’âme, nos besoins, notre créativité… à force de nous reposer sur ses conseils, ses retours, ses recherches. Ces IA s’alimentent toujours un peu plus de ce qui fait de nous des humains. Plus uniquement ce que nous avons « déjà » produit, écrit, publié, créé… Mais de notre processus de réflexion, nos idées, nos projets, nos rejets, nos craintes, notre manière de faire, de penser…

Où en serons-nous demain… pas un demain lointain, juste demain ?

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Je me suis retourné… et il y avait un album – Mondes Connectés

Je me suis retourné… et il y avait un album – Mondes Connectés

30 ans que je fais de la musique. Plusieurs centaines de compositions entamées, de titres partagés, des albums avec parfois un peu de succès aussi. De l’électro instrumentale, de la pop, de la variété, des musiques de jeux vidéo et des sons propres à l’univers de la Demoscène… J’ai touché à bien des choses.

Mais ces derniers mois, j’ai senti quelque chose de nouveau. Une énergie, de l’émotion, de la créativité… et, l’un après l’autre, ce sont quatre nouveaux morceaux qui ont pris leur envol et me semblent aujourd’hui faire partie de ce que j’ai écrit et composé de meilleur durant toutes ces années.

« In a Pouring Rain », dans la pluie du printemps.
« Paris en bouteille », dans la douceur d’une nuit d’été.
« Nos mondes », dans un tourbillon d’automne.
« Melancholy », dans le froid un peu voluptueux de l’hiver…

Près d’une année et demie à laisser mûrir chacun de ces morceaux. Chercher les meilleurs sons, construire les arrangements, écrire les paroles, trouver les mots, raconter une histoire… et puis poser ma voix.

Ces quatre chansons sont devenues le coeur d’un album qui, petit à petit, se construisait dans ma tête depuis la fin de l’année dernière : « Mondes connectés ».


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Dernière lecture de cet été : Par delà nos rêves – Anna Briac

Dernière lecture de cet été : Par delà nos rêves – Anna Briac

Il faut dire que le décor avait déjà pas mal d’arguments pour me séduire : la montagne, planté dans le village d’Ormont en Suisse, pas très loin du lac Léman et surtout de Châtel où nous étions partis en vacances il y a trois ans. Un coin qui m’a laissé des images et des souvenirs incroyables et dans lequel je n’avais donc pas beaucoup de mal à me projeter.

En route avec notre guide Aline pour un goûter dans les alpages à la Ferme de la Barbossine - Vacances en Haute Savoie - Chatel - Les Mondes de Cyborg Jeff, 2022
En route avec notre guide Aline pour un goûter dans les alpages à la Ferme de la Barbossine – Vacances en Haute Savoie – Chatel – Les Mondes de Cyborg Jeff, 2022

C’est là que l’on retrouve Sasha, photographe qui a décidé de tirer un trait sur l’amour depuis que Charlie lui a brisé le cœur onze ans plus tôt. Évidemment, lorsqu’il réapparaît à Ormont, les vieilles blessures autant que les sentiments refont surface. Ajoutez à cela de mystérieux courriers venus du passé et il y avait de quoi m’intriguer.

Et puis Sasha est photographe. Forcément, ce petit bout de son univers m’a particulièrement parlé, avec certains détails et certaines sensations que je connais bien, même si d’autres réalités du métier m’ont parfois semblé un peu plus « clichés ».

Pourtant, il m’a manqué ce petit quelque chose qui fait qu’on se dit : « Wouaw… sacré bouquin ! » Le sujet avait pourtant de quoi bousculer, il y a quelques surprises, des blessures, des non-dits… mais j’ai eu l’impression que les émotions ne faisaient parfois que m’effleurer. Même chose pour les autres personnages : intéressants lorsqu’ils entrent dans l’histoire, mais que l’on oublie presque dès qu’on n’en parle plus.

Difficile de ne pas repenser à « On regrettera plus tard » d’Agnès Ledig, qui m’avait lui aussi emmené dans la montagne. Là, j’étais vraiment entré dans les histoires des différents personnages, dans le village, dans la maison… Ça m’avait pris au ventre.

Ici, la montagne est belle, l’histoire agréable et j’ai passé un bon moment avec Sasha et Charlie. Mais il m’aura simplement manqué ce petit supplément d’émotion pour que cette jolie escapade me reste vraiment en tête.

Mon petit monde de Narnia

Mon petit monde de Narnia

J’avais longtemps laissé la musique dans un coin. Un tout petit coin. Elle ne demandait pourtant qu’à renaître. Qu’à écrire. Qu’à raconter.

Alors oui, j’ai aussi ressenti l’envie de me recréer enfin un endroit pour composer. Faire un peu de place dans mon désordre de souvenirs, poser à nouveau un synthé sur le bureau, y installer ces nouveaux sons… et même profiter enfin de la chaleur de ce super micro de chant que je n’avais quasiment jamais essayé en dix ans ! Mon petit monde de Narnia

Narnia Spot - Quena Sound
Narnia Spot – Quena Sound