Archives de
Tag: roman

Un été la tête dans les pages – La probabilité statistique de l’amour au premier regard

Un été la tête dans les pages – La probabilité statistique de l’amour au premier regard

Cela fait des années que je répète que j’ai envie de me remettre à lire, mais je trouve toujours mille excuses pour repousser. La première étant que je lis lentement et qu’il me faut du temps pour me projeter dans les pages, pour visualiser vraiment ce qu’il se passe. Longtemps, j’ai privilégié les univers dystopiques, la fantasy ou la science-fiction, mais pour ces vacances j’avais envie de tenter quelque chose de plus léger… et voilà qu’en fouillant dans ma bibliothèque, ce roman m’est tombé presque littéralement sur le pied.

Je me souvenais d’avoir vu l’adaptation Netflix de La probabilité statistique de l’amour au premier regard, sortie en 2022, et d’avoir pensé à l’époque : « Ce film doit bien être tiré d’un bouquin sympa à lire. » Même si je n’avais plus tous les détails en tête, pas de surprise à retrouver Hadley, l’héroïne américaine, coincée à l’aéroport, et Oliver, l’étudiant britannique au charme irrésistible. Elle se rend en Angleterre pour le mariage de son père, qu’elle n’a pas digéré de voir partir refaire sa vie de l’autre côté de l’Atlantique. Elle déteste les avions, lui est du genre pince-sans-rire, et une bonne partie du roman repose sur leurs échanges à la fois cocasses et tendrement romantiques.

Puis vient le moment de la séparation à l’aéroport. L’histoire bascule alors davantage sur le passé d’Hadley, sa relation compliquée avec son père, les souvenirs qui refont surface… C’est là que, pour moi, le roman a un peu perdu en intensité. J’avais envie de quelque chose de plus fort, de plus prenant, peut-être aussi parce qu’en parallèle j’avais déjà entamé un autre livre qui m’absorbait davantage.

Il n’empêche : j’ai beaucoup aimé le début, ce côté léger et romcom aéroportuaire –– où roman de gare comme disait mon paternel, probablement renforcé par mes souvenirs du film. La suite s’avère plus douce, plus tournée vers l’introspection, ce qui m’a un peu moins accroché, mais qu’importe : ce roman aura eu le mérite de faire partie de ce processus de changement et mon envie de lire cet été… et rien que pour ça, il mérite sa petite place dans mes souvenirs de vacances.

Histoire de m’assurer de ne pas commettre de faute

Histoire de m’assurer de ne pas commettre de faute

Parfois, il faut un peu de motivation pour s’y remettre, même si l’on sait que cela fait du bien, que cela vide l’esprit… Alors, certes, 200 pages, ce n’était pas un grand défi, j’en conviens mais cela faisait si longtemps que je n’avais plus eu l’occasion de me plonger dans un roman.

J’ai piqué Double Faute à mes filles. On y parle d’un père qui pousse un peu trop loin ses deux fils à devenir des champions de Tennis. Je me suis dit que si l’on transposait le thème au Basket, je me devais peut être quand même approfondir le sujet.

« Depuis leur plus jeune âge, Ulysse et Ludovic sont entraînés par leur père pour devenir champions de tennis. À tout prix. Un jour, Ulysse craque et décide de tout arrêter. Dès lors, Ludo n’a plus le droit de perdre. Et tout vient séparer les deux frères. Jusqu’au drame… »

Si la première partie fait un peu le contre pied à « La méthode Williams » , on s’intéresse surtout, tout au long des pages aux sentiments d‘Ulysse, l’un des deux frères et sa quête d’identité comme le font les ados face aux aspirations de leur parents.

Cela nous emmène dans une seconde partie qui m’aura fait penser à l’excellent film « J’aime regarder les filles » avec un étrange rapprochement entre séduction et match de Tennis.

Le twist final démarrant plutôt bien, avant de prendre une direction un peu trop dans l’air du temps à mon goût.

Écriture fluide — c’est du roman ado — qui manque parfois un peu de profondeur. En revanche, il y a peu de chance que les nombreuses références à la grande littérature aient fait mouche chez mes lectrices trop peu expérimentées… voire même les clins d’œil au récit de la Grèce Antique que ne manque pas de proposer l’écrivain Isabelle Pandazopoulos.

Lire la suite Lire la suite

Malgré tout

Malgré tout

Auteur : Jordi Lafebre
Editions : Dargaud (2020)
Album : 1 (1)


Malgré tout, Dargaud 2020
Malgré tout, Dargaud 2020

Les congés sont un bon moment pour rattraper ma pile de BDs en attente,… mais madame m’avait offert pour la Saint Valentin une petite surprise à glisser par dessus cette pile !

J’avoue, je ne suis pas tant habitué aux ouvrages « one shot » et je me lance plus volontiers dans les aventures en plusieurs tomes que dans ce genre d’album…

Mais quel incroyable moment passé avec « Malgré Tout » de Jordi Lafebre, un auteur que je ne connaissais pas et qui , je l’avoue dès la couverture propose un trait moderne et détaillé qui me plait beaucoup. Puis vient la surprise de la romance que l’on nous propose, avec une construction narrative et une chronologie qui déroute, qui intrigue et offre à se poser sur de nombreux détails, au besoin lors d’une deuxième lecture. L’histoire d’amour des deux protagonistes est atypique, loin même de mes valeurs, mais elle se prête à merveille à être racontée !! Le soleil et les ruelles espagnols viennent par ailleurs apporter une chaleur supplémentaires au récit.

Fermer sa BD avec tant d’émotions, comme un film ou un roman peuvent vous en donner… C’est certainement pour moi une première ! Bravo !


Retour à ma Bédéthèque

Malgré tout, © Dargaud 2020
Malgré tout, © Dargaud 2020
Trop tard pour un Happy Geekmas ?

Trop tard pour un Happy Geekmas ?

Il parait que le Joueur du Grenier est à la bourre, il n’est pas prêt pour son épisode de Noël. Trop de chaines Youtube et surtout… un p’tit marmot ! Et bien, il n’est pas au bout de ses peines, car le Papa Geek que je suis peut lui donner un petit avant goût du futur. Entre s’assurer que le grand étudie, lise ses romans pour l’école et réussisse ses examens de Noël, garder le cap avec les jumelles pré-ado qu’il faut conduire à la Gymnastique et l’équitation sans qu’elles ne se scotchent à Netflix, Les Sims et la Switch et enfin, une petite dernière qui a tant de chose à raconter, partager et nous faire découvrir… le tout sur 3 écoles différentes…. Pas certain que « Papa d’un jeune enfant » soit la période la plus chornophage à prévoir !

De mon côté, mon rôle de Papa Geek Bloggueur est loin d’avoir le vent en poupe, d’autant que les Blogs, ce n’est pas encore vintage… c’est probablement HasBeen… Dès lors, avec en prime, un ordinateur at home longuement à l’arrêt. Je n’ai pas vraiment eu le temps de préparer mon traditionnel « Happy Geekmas » autrement qu’en accrochant à mon Pinboard quelques idées vues de ci de là.

Happy Geekmas 2022
Happy Geekmas 2022

Mais qu’importe, ma petite femme s’avait ce dont j’avais le plus besoin, de nouvelles pantoufles :))

Lire la suite Lire la suite

La Nuit des Temps en BD

La Nuit des Temps en BD

La Nuit des Temps est le premier roman d’adulte que j’ai apprécié lire après avoir du ingérer sans plaisir d’autres livres à l’école ! Cette histoire de Sciences Fiction et Civilisation oubliée est depuis pour moi la référence ! Pouvoir la redécouvrir au format BD est un vrai plaisir et pour l’instant une vraie réussite. J’y retrouve des extraits du texte, de l’ambiance, du ressenti que j’ai eu il y a un peu plus de 25 ans.

Finalement, la pari était risqué. Le style de dessin est loin d’être le coup de crayon vers lequel j’ai l’habitude de retourner, mais il colle très vite assez bien à l’ambiance. Si les dessins sont souvent très sombres, parfois plus que les images que je m’étais faites dans ma tête du Grand Nord, blanc et éblouissant, cela fonctionne.

L’histoire est recontextualisée de nos jours et l’auteur a donc apporté quelques petites retouches légères au roman de René Barjavel pour que tout ce qui touche aux médias et télécom soit cohérent.

Et ces images dans ma tête que je m’étais construites il y a 25 ans, ne se sont jamais heurtées avec les illustrations de Christian De Metter. Certes Paikan et Elea ne ressemblent pas à la « beauté parfaite » que je m’étais imaginée, mais leur apparence résonne avec le nom de leur peuple, les Gondawa.

Il y a un petit quelque chose d’Avatar, me disait ma tendre moitié en terminant le bouquin, avide de découvrir enfin cette histoire dont je lui parle depuis tant d’années. Ce n’est pas faux… Mais n’est-ce pas plutôt Avatar qui a un petit gout de La Nuit des Temps ; )

La BD terminée, j’ai pu revivre ce roman tant apprécié en deux soirées, ce qui est bien agréable ! Tout y était, la folle évasion dans la citée prête à sombrer, Je suis Païkan, Je suis Eléa, l’arme, la machine à manger, la graine noire, la bague en forme de pyramide,… la conclusion. Merci pour ce travail d’orfèvre, et merci ce cadeau si bien choisi.

Lire la suite Lire la suite