La première apparition de Lara Croft dans Tomb Raider en 1996
Si Lara Croft, héroïne mythique du jeu vidéo, a su enflammer en son temps les joueurs du milieu des années 90, je dois bien avouer que la demoiselle cubique de la saga Tomb Raider a longtemps représenté pour moi, un cauchemar vidéo ludique ! C’est qu’en 1996, tout le monde ne parle que de cela, de cette révolution du jeu vidéo, des univers en trois dimensions et des super cartes graphiques 3DFX Voodoo. De mon côté, je galère. Tout d’abord, je suis loin de pouvoir me payer une carte 3D, mais surtout, je n’y vois rien ! Je tourne en rond, je rate tous ces foutus sauts… Et bien des années plus tard, la tentative d’expérience d’un Tomb Raider Underworld sur Wii, certes graphiquement bien plus joli, se montrera tout aussi frustrante !
Voilà bientôt deux ans déjà, Square Enix nous annonçait le retour de notre chasseuse de trésor dans un prequel à l’ambiance beaucoup plus mature et romancé, de quoi clairement donner envie de découvrir cette nouvelle aventure ! Le jeu sortira en mars 2013 un peu noyer parmi trop de nouveaux titres (Resident Evil 6, The Last of Us, Bioshock Infinite,…) auxquels je donnerais alors ma préférence, ce n’est donc qu’en ce début d’année que je me lance dans l’aventure !
Sony, Nintendo et Microsoft ont tous basculé dans leur nouvelle génération. Pour mal part l’un des plus gros freins à l’idée de passer de la Playstation 3 à la Playstation 4 est que d’une part tous les jeux physiques que j’ai achetés n’y seront plus compatible, mais essentiellement que tous les contenus dématérialisés achetés sur le Playstation Store ne sont pas compatible avec la PS3. Cela reste pour moi une véritable arnaque !
Chez Nintendo, un petit pas a été fait pour que les utilisateurs puissent récupérer leurs contenus issus de la Wii ! Tout d’abord, tous les jeux physiques sont rétrocompatibles. La WiiU dispose d’un émulateur Wii et pour peu que vous disposiez de l’équipement nécessaire, un Super Mario Galaxy fonctionnera sur votre WiiU. Pour les titres dématérialisés, j’avais à l’époque eu écho que c’était « perdu »… Mais il n’en est rien !
En effet, il existe une procédure, certes assez longue, qui permet de transférer définitivement les contenus de son ancienne Wii vers votre nouvelle WiiU. Il s’agit d’une opération irréversible et qui demande de disposer de son ancienne console, d’une carte SD et d’une connexion web. Vous pourrez alors transférer l’ensemble complet de vos jeux dématérialisés et vos sauvegardes.
Cette procédure prend bien une heure, et implique un brol incroyable dans votre salon. Ceci dit, Nintendo a eu l’idée géniale d’en faire une animation croustillante mettant en scène des Pikmins à l’intérieur de vos consoles… et cela vaut le coup !
Si tout peut-être transféré « gratuitement » dans votre WiiU, il faut tout de même savoir que les contenus ne pourront pas bénéficier des avantages de la WiiU. N’espérez pas jouer à Super Mario World (SNES) sur l’écran du GamePad, celui-ci est inactif en mode Wii. Ceci impliquant donc de plus de posséder une manette « Pro » compatible Wii.
L’autre alternative, une fois le transfert réalisé est alors de se rendre sur le eStore de la WiiU afin d’acheter les versions optimisées de vos achats faits sur la Wii. Un jeu NES initialement vendu 4,99€ sera upgradable au prix de 0,99€ et un jeu SNES vendu 7,99€ pourra être adapté à votre nouvelle console pour 1,49€. Vous pourrez alors y jouer sur l’écran de la GamePad ou tout simplement en utilisant celle-ci comme un stick pro. Un prix au final relativement sympa.
Cependant, tout le catalogue ne s’y retrouve pas. Les jeux Hudson Soft, Megadrive et C64 ne se retrouvent pas dans la console virtuelle de l’eStore WiiU. De même les jeux achetés sur le WiiWare n’existent pas sur l’eStore, je n’ai par exemple pas pu convertir Lost Wind.
Les vacances ont été bien remplies avec tous les travaux et consoles et ordinateurs sont plutôt restés discrets. Seule ma 3DS et Kirby m’ont accompagné durant le mois de juillet, j’en ai ensuite profité pour lire de nombreuses bande dessinées pendant mes moments de détentes. Terminant mes intégrales Spirou & Fantasio et commençant Le Ptit Spirou, poursuivant la relecture de Thorgal,… Bref tout cela pour vous dire que durant tout ce temps, je me suis contenté de mettre de coté toutes les annonces intéressantes de productions vidéo-ludiques à venir auquel nous avons eu droit lors de la E3 et plus récemment la GamCom. Je ferais l’impasse sur les titres Nintendo déjà ciblés il y a quelques mois pour la WiiU mais voici quelques titres à surveiller.
Probablement un jeu auquel je n’aurais jamais l’occasion de jouer puisque développé en exclusivité pour les consoles Microsoft, quoi qu’il en soit l’univers onirique d’Ori & the blind forest m’a tout de suite subjugué ! C’est d’une beauté incroyable et l’on a clairement envie d’aller s’y perdre. Le style semble dans le genre des plateformers oldskool de la nouvelle génération pimentant exploration et réflexion.
Très clairement, Ori ne bouscule pas nos habitudes de joueur, mais c’est un choix totalement assumé par Moon Studios puisque les développeurs avouent facilement avoir cherché à faire vibrer la fibre nostalgique des joueurs ayant traîné leurs manettes dans les jeux du siècle dernier. D’après la courte démo jouée (environ 15 minutes), ils sont sur la bonne voie. Du coup, si le titre parvient à maintenir le cap, nous pourrions obtenir un nouveau classique du genre. A surveiller de très, très près. (Jihem, JeuxVideo.com)
Pix the cat, le nouveau bébé de Pastagames (Pix ‘n Love Rush, Rayman Jungle,…) devrait débouler d’ici peu, et c’est avec regret que j’ai appris qu’il serait limité aux « nouvelles » consoles de Sony, la PS4 et la Vita. Point donc de version prévue pour ma brave PS3. Le style très rétro est à nouveau mis à l’honneur dans en genre de Pacman moderne aux niveaux encapsulés ! Clairement un titre que j’aurais apprécié découvrir et qui aurait vraiment pu mériter une version compatible avec les anciennes générations de consoles.
Dans un style tout aussi pixelisé, le projet indie A.N.N.E. déjà disponible sur PC débarquera prochainement sur la Wii U. Il s’agit d’un mélange de jeu d’exploration, de RPG et de shoot’m up dont l’ambiance me plait assez bien ! Un titre qui se rapproche assez de Knytt Stories me semble-t-il.
Il y a quelques années, j’ai essayé de faire une liste reprenant les 50 jeux-vidéos, toute générations confondues qui avaient eu le plus grand impact sur moi. Les sélectionner et les classer n’est pas chose facile car de très nombreux paramètres ont leur importance, que ce soit les graphismes, l’histoire ou la musique… De manière générale, j’ai conserver comme critère principale, l’empreinte qu’il avait laissé dans mon esprit. Ce TOP 50 est évidemment subjectif, puis que de grands titres n’y figurent pas. Soit parce qu’ils ne m’intéressaient pas ou tout simplement parcequ’à l’époque je n’avais jamais eu la machine pour y jouer ! J’ai choisi pour cette année, de me pencher sur chacun de ces titres et chercher le ou les éléments qui ont fait que ceux-ci se retrouvent dans ce top.
Classé numéro 1, c’est toute la série Resident Evil qui reste depuis de longues années en tête d’affiche. C’est une situation qui pourrait surprendre, puisqu’étant quelqu’un d’assez calme et posé, je suis plutôt grand adepte des jeux colorés à la Super Mario Bros. Malgré cela, on retrouve dans ce hit parade de nombreux titres rentrant dans la catégorie « Survival Horror », dont cette série.
Resident Evil 3 – PS1 (Capcom, 2000)
Bien qu’aillant déjà fait un premier essai de la série entre 1998 et 1999, c’est au début de ce millénaire, avec le 3° épisode que mon aventure Resident Evil va clairement commencer. A cette époque, je commence à découvrir et apprécier les films qui font peur, le tout premier étant Bone Collector. Ce n’est pas vraiment le sang pour le sang ou les scènes à se cacher dans son col roulé qui m’intéressent, mais plutôt l’ambiance stressante et cet aspect « il faut survivre ». Ce Resident Evil arrivera donc en pleine ouverture personnelle à la culture zombies !
Si l’on prend un peu de recul, à l’époque j’étais tout de même un amateur de Duke Nukem et Quake, tirer sur des gros monstres enragés en évitant que mes parents ne s’en rendent compte, j’avais déjà donné. Or hormis cet aspect justement, Resident Evil a bien d’autres atouts qui ont su lui laisser cette première place.
Sur cette image du jeu, vous pouvez vous rendre compte par exemple que graphiquement Resident Evil 3 offre des scènes de jeu incroyable pour l’époque. Bien entendu, j’y jouais avec madame sur un TV 36cm depuis sa Playstation, difficile de comparer cela avec un Quake aux polygones Hi Resolution sur lequel on avait le nez, mais l’idée de proposer des scènes relativement figées avec des éléments interactifs en 3D permettaient une immersion marquante dans la ville de Racoon City complétement ravagée par un virus aillant transformé presque tous les habitants en zombies.
Si à notre époque le scénario semble assez basique, en 1999, bon nombres de bases au phénomène Zombie étaient encore à poser, et toute l’intrigue autour de la société Umbrella, responsable de tous ces problèmes sera un élément fédérateur aux fils des épisodes.
Au niveau du gameplay en soi, ce qui fera que Resident Evil se démarque d’autres titres, c’est l’aspect lent et rigide de la progression. Un élément qui se retrouvera modifié au fur et à mesure des avancées techniques des consoles. Mais à l’époque, cette lenteur de jeu permettait d’une part de mieux ressentir l’aspect survie, mais également de ne pas être dans un état de jeux d’action, speedé, stressant et énervant ! Ce qu’il faut ici, c’est réfléchir, réagir, résoudre des énigmes, choisir de combattre ou éviter l’ennemi, économiser ses munitions, et même ses rubans encreurs nécessaires pour sauvegarder. Enfin, quand je dis que ce n’est pas stressant, ce serait tout de même oublier que vous pouvez vous retrouver nez à nez avec un zombie derrière chaque portes ouvertes, voir sortir d’une voiture… et surtout, surtout, voir débarquer le NEMESIS au détour d’un recoin sombre. Et là, mieux vaut réagir vite et se trouver un endroit où se cacher.
Je m’attarderais sur les autres épisodes emblématiques à mes yeux par la suite, mais de manière générale Resident Evil 3 marque un tournant important dans ma vie de joueur et d’amateur de la culture vidéo ludique. De part la maturité de l’oeuvre, le passage à la génération console et 3D mais également une scénarisation forte et une sensation d’immersion jamais ressentie jusque là.
Eh oui, en cette fin d’année 2013 la presse vidéoludique n’a de mots que pour les nouvelles générations de consoles. Sony et Microsoft venant de sortir leurs nouvelles armes : PS4 et Xbox One. Loin d’être attiré par ces nouveaux engins pour l’heure fortement orienté jeux en réseaux, combat en réseaux et broum broum en réseaux, je dois par contre bien admettre qu’après une année 2012 plutôt maigre le nombre de bonnes surprises débarqué durant toute cette année fut assez impressionnant ! Montrant régulièrement que ma PlayStation 3 avec encore de quoi me proposer des heures et des heures de jeux, quelques petites exclus pour la 3DS, des découvertes sur l’iPad…
Les TOPs
The Last of us (Naughty Dogs, 2013, PS3)
Tout d’abord, il y a The Last of Us, sorti au début de cet été. Clairement l’une des plus belles claques reçues depuis un bon bout de temps. Reposant sur un moteur de jeux bien éprouvé par Naughty Dogz dans la série Uncharted, the Last of Us offre une ambiance et des graphismes qui exploitent jusque dans ces retranchements la PlayStation 3 qui ne donne pas l’impression d’être prête à passer le relais. Si l’on sent clairement dans le gameplay l’influence de la série Uncharted, le côté action est suffisamment renouvelé par l’apport « Survival » de la situation. Et parlons-en, The Last of Us est à mon sens ce qui se fait de mieux en scénarisation de jeux vidéo. Plusieurs années après la destruction du monde que nous connaissons par une vague de virus/zombie… les habitants tentent de trouver de nouveaux modes de vie. Celle de Joëlle va être légèrement chamboulée, alors qu’il se retrouve à devoir escorter une jeune fille qui lui rappelle sa fille disparue durant la vague zombie… une jeune fille qui pourrait transporter l’antidote dans son code génétique. Bien sûr, on retrouve de nombreuses idées sorties de tout ce qui existe en ce moment que ce soit de Resident Evil, Walking Dead ou le 28 jours plus tard… mais le résultat est soigné aux petits oignons.
The last of us (Naughty Dogs, 2013)
Coté gameplay les phases de combat alternent avec les phases d’exploration dans des décors apocalyptiques incroyablement bien réalisés qui ne manquent pas de me faire penser à S.O.S. the Final Escape, mais également à la série Revolution. Là où le jeu se démarque de ce qui existe déjà, c’est qu’il faut arriver à gérer d’une part des minutions en très faible quantité, mais également des objets à ramasser pour voir ensuite confectionner de quoi se soigner ou se protéger… avec des temps de confection et de soin qui nécessitent de se trouver des caches pendant les conflits.
Bref, the Last of Us est plus qu’une bonne surprise en cette fin de vie de la PS3, c’est un monument à ajouter à mon TOP 50 intergénérationnel, et ce même si au fil de l’aventure, le schéma de jeu devient petit à petit un peu répétitif.