Le 4 juin dernier, afin de fêter les 25 ans de la série Rick Dangerous, l’un des auteurs du jeu de Core Design a diffusé sur son blog Simonhipps une série de croquis de préparation de ce jeu de plateforme qui m’aura marqué à l’époque sur mon Commodore 64. C’est d’ailleurs le genre de document que mon frangin Pype aime à décortiquer !
En quelques pages, il nous présente le thème du jeu (le personnage, les emplacements, les objectifs) et la structure des niveaux, puis les mécaniques primaires (sauts, pistolet, dynamite) et secondaire (le baton).
Le côté technique n’est pas en reste : Simon appuye son concept avec les quelques éléments qui permettront l’intégration d’évènements scriptés qui mettront la mémoire du joueur fortement à contribution par leur caractère imprévisible mais facilement reproductible, qui prennent finalement la forme de « boîte de test » maintenant assez classiques. (A lire sur le Blog de Bilou)
Croquis originaux de Simon Hipps partagés à titre d’archive dans le respect du « Fair Use »
Cela doit bien faire 5 ou 6 ans que j’ai vu les premières images de FEZ, un jeu vidéo Indie à l’origine devant être une exclu pour la Xbox 360. J’ai donc gardé un oeil ouvert sur la réalisation de ce petit jeu intrigant, finalement sorti il y a 2 ans sur la console de Microsoft, puis sur PC et depuis peu enfin disponible pour ma Playstation 3. Ayant un peu de temps devant moi hier soir, pendant que je digitalisais un Rush de mariage, je me suis donc lancé dans la version Démo fraichement installée…. En quelques secondes, je pouvais m’évader dans ce monde de Pixel et de 3D et un peu mettre de côté le tourbillon de choses qui m’occupe ces derniers jours.
Difficile de prendre FEZ par un bout, ou un autre… C’est un voyage, un poème interactif à découvrir. Moi joueur depuis de nombreuses années y voit tout d’abord des analogies entre Knytt Story (PC) pour son ambiance, Paper Mario (Wii) pour les mécanismes de jeux et même un peu de Nebulus (C64) pour la progression. Je me base bien entendu sur la démo, il est probable que le jeu complet démarre autrement, mais ici, notre petit personnage, tout blanc, simpliste se retrouve perdu, au pied du tour, dans un monde à découvrir et à sauver. Il doit pour se faire récolter des cubes dorés. Ne pas trop chercher à comprendre. Trouver les cubes dorés et ouvrir les portes. C’est simple, mais les petits dialogues du début apportent une âme à cette simplicité.
Graphiquement, on est clairement dans le ton Indie Pixel Retro qui a connu un grand succès depuis ces dernières années, mais gardons à l’esprit que le jeu a déjà un certain âge et débarque tardivement sur la PS3. C’est très très coloré, mignon, clair, mais trop épuré. Tout le concept de la progression dans le jeu se fait autour de la possibilité de faire pivoter l’environnement sur les quatre faces d’un cube. Là où un chemin s’arrête, il peut proposer une continuité sur un autre angle, ou une porte, ou une énigme, ou une échelle. La 3D est donc bien sollicitée et je ne m’étonne pas que certains vieux PCs sans carte GFX peinent à faire tourner FEZ. Sur PS3, le portage de ce jeu conçu à l’origine par une toute petite équipe (3 gaillards, dont un musicien) et ici réalisé par une grosse équipe espagnol. Le résultat semble parfait, puisque les rotations, zooms et dezooms sont très fluides sur la version PS3.
Alors, que je tente de progresser dans le jeu et assimiler les mécanismes du gameplay, deux choses me font apprécier encore un peu plus le voyage. Tout d’abord, en arrière-plan le temps se passe, le grand ciel bleu lumineux, laisse place à un couché de soleil violet, avant que la nuit ne tombe laissant apparaitre de jolies constellations cubiques. D’autres décors seront par la suite au rendez-vous soutenant une ambiance paisible et vaste, tel que le petit jeu Indie Knytt avait su me faire voyager il y a bien dix ans maintenant.
L’autre élément est cette bande-son surprenante. Signée de main de maître par Disasterpeace, elle va plus loin que de simples sons d’ambiance et offre plus de poésie qu’un arrangement classique de jeu rétro. Votre progression, le temps qui s’écoule et vos actions composent et étoffent la bande-son pour offrir une expérience unique.
Au bout de quelques minutes, une grosse vingtaine probablement, mon voyage prend fin. J’ai gravi la « tour », j’ai ouvert de nouvelles portes, trouvé un coffre au trésor, déposé une caisse pour actionner un mécanisme, j’ai pu gouté aux premières pages du livre… mais la démo prend fin. sur une magnifique musique un poil plus rythmée de générique de crédits. Une seule envie, acheter le jeu, et replonger dans l’aventure.
Je découvre aujourd’hui cette bande son composée par Frédéric Motte (Elmobo/Moby) pour un remake du jeu Elminator à l’origine sorti sur Commodore 64 et dont le projet aurait dû voir le jour pour Symbian OS. Les bandes sons sont énergiques et digne de ce qui s’est fait de mieux sur ce brave C64 ! L’OST est dispo gratuitement sur Bandcamp.
Bonne année mes amis ! Enfin, enfin le voilà ce nouvel album de Cyborg Jeff ! Je sais, cela fait très très longtemps qu’il est dans les cartons et que je vous en parle… Il est loin d’être l’album que j’avais imaginé au départ et j’ai parfois pris plus de temps à penser à ce qu’il serait qu’à le faire avancer… c’est que mener de front la vie de Papa, de boulotS et de Cyborg Jeff est loin d’être facile ! C’est vous dire à l’origine, il devait s’agir d’un ChipDisk programmé par Steve ‘K93’ Kossouho et animé par Sylvain ‘Pype’ Martin. Ce qui remonte à 2004 !
Ce nouvel album de Cyborg Jeff se veut un retour aux sources. Sans être réellement un album de « Chiptunes », chaque musiques à ce petit goût de TinyDéfi de travailler avec des sons minimalistes tels que l’on pouvait les entendre dans les musiques de jeux des premiers micro-ordinateurs et consoles, mais également dans tous le courant Chiptunes Oldskool Demoscene Sound Tracker qui en a suivi. Ce style de musique m’a fortement inspiré dans ma jeunesse et tout au long de mes créations musicales avec des artistes tels que Rob Hubbard, Chris Huelsbeck, Jeroen Tel à l’époque où je jouais sur mon Commodore 64 puis Jake Kauffman (Virt), Allister Brimble ou Frédéric Motte (Moby/Elmobo).
Super CJ Land : Welcome to my TinyWorld n’est pas donc pas qu’un simple album de Chitpunes ni même un album uniquement composé avec un GameBoy par exemple, c’est un voyage plus large au pays de Cyborg Jeff autour de toutes ces sonorités simples et de défi de miniaturisation. Les moyens ont variés au cours des projets ! Vous retrouverez par exemple des musiques composées avec l’outil Farbrausch de son FM bien connu dans le monde de la Demoscène, vous retrouverez des sons rappelant bien entendu l’univers du mythique C64, mais également des sons plus « Jeux Vidéo » à la sauce Amiga et Nintendo… J’espère que cette variété saura donner une petite touche personnelle à ce nouvel album !
Enfin le moment venu de vous parler de cette super expérience dans laquelle je me suis embarquée début de cette automne. Mon fragin Pype me parlait alors du projet incroyable d’un retour de Pharaoh’s Curse, un titre que j’avais adoré sur mon Commodore 64 il y a bientôt 30 ans. J’avais approfondi la discussion en allant me promener sur le site de Lazycow son auteur pour rêver un peu… et je me suis alors dit : « Et pourquoi je ne lui demanderais s’il n’a pas besoin de musiques pour son jeu ? »
Pour celui-là, mais un autre projet était sur le feu : Powerglove, un jeu basé sur le moteur conçu pour Pharoh’s Return qui tournera sous Commodore 64 ! Wouw, sacré mission ! C’est que les musiques que j’ai créée il y a 20 ans, en fin de vie de mon C64 n’ont rien avoir avec les incroyables mélodies qu’ont réalisés les Chris Huelsbeck, Rob Hubbard et autres Jeroen Tel… Serais-je capable de prendre en main un outil pour faire des SID, le format de fichiers musicales le plus courant sur ce micro-ordinateur !?
C’est donc avec Goat Tracker que j’allais travailler. Une interface austère mais qui colle assez bien à ce que j’ai connu à l’époque du MS-DOS avec Scream Tracker… Il m’aura tout de même fallu de la recherche et des infos supplémentaires de son auteur pour bien comprendre son fonctionnement, créer des SubTunes, et surtout concevoir moi-même mes sons et bruitages pour le jeu. Je ne vais pas rentrer plus dans les détails ici, je vous livrerais mes « notes » sur l’utilisation de Goat Tracker un peu plus tard.
Assez rapidement je me suis senti à l’aise avec l’outil, et sur base des infos et références reçues de Matthias Bock, l’auteur du projet… je tâchais de créer une ambiance pesante, mais qui donne envie d’écouter la musique ! C’était je trouve une force incroyable à l’époque du Commodore 64… Je me souviens que je jouais en boucle à DNA Warrior rien que pour écouter l’incroyable musique de ce jeux… même si je n’arrivais pas à comprendre quoi faire pour progresser… La bande son était un élément suffisant pour qu’un jeu soit coool sur Commodore !
Allé, d’abord je vous laisse un peu découvrir PowerGlove… si vous préférez vous faire le test en live, il vous faut :
1. télécharger l’image du jeu gratuitement et légalement (préférez la version « fix »)
2. à moins que vous ne disposiez d’une megacartouchemagique pour lire les fichiers depuis votre bon vieux C64, il vous faudra installer un émulateur. Moi je l’ai fait tourner sur CCS64 et cela fonctionnait très bien !