Courir. Libérer l’esprit. Réorganiser. Canaliser. Assembler.
Lire aussi. Ressentir les émotions, les mots, les histoires.
Puis tout mettre en musique : les idées, les notes, les mélodies, les rimes.
Ces derniers mois, j’ai beaucoup réfléchi au temps. Celui que l’on donne aux réseaux. Celui qui nourrit vraiment. Celui qui apaise, qui apporte quelque chose de positif.
Rien n’est impossible, finalement. Il suffit parfois d’une petite voix pour changer d’angle et voir tous les possibles. Les bouchons du matin deviennent un moment pour courir. L’heure passée à swiper devient un temps de lecture — même numérique. L’attente pendant l’entraînement des enfants se transforme en séance de création musicale, assis dans la voiture, casque sur les oreilles.
Et c’est ainsi qu’est née « Nos Mondes ». Par fragments. Par moments volés. Par notes glissées de semaine en semaine.
Depuis deux ans, je me suis décidé à vous partager non pas juste ma traditionnelle « Liste au Père Noël », mais ces objets rétros que j’aime à chiner en brocante ou sur Vinted. Certains sont souvent trop cher pour craquer et il m’arrivait pourtant parfois de les imaginer parfois sous le sapin… Vous savez, comme lorsque vous regarder le solde de votre compte en banque pour voir, si par hasard il n’y aurait pas 1.000€ de plus… Pourtant, c’était probablement le « cadeau » le plus difficile à trouver, voire simplement à en comprendre toutes les subtilités à celui qui serait venu se perdre sur le Pinterest que je conservais jusque là…
Mario Party 5 sur Game Cube, merci fiston !
Il y a déjà un moment, mon fiston m’avait fait la surprise de m’offrir pour mon anniversaire, Mario Party 5 sur NintendoGame Cube. Et cela m’a vraiment fait plaisir. Cet hiver-là je gardais un œil sur une série de jeux de mes années Game Cube, une console pour laquelle j’avais encore peu retrouvé de titres qui m’avaient marqué à l’époque. Mario Party 4 et Mario Party 5 en faisaient partie, me rappelant les soirées qui rassemblent autour d’un même jeux vidéo, chacun sa manette se défiant à de nombreux mini-jeux. Dorénavant, Mario Party 5 aura un petit quelques chose en plus à me raconter… et c’est ce qui m’a finalement décider à faire le pas de préparer ce sujet, et cette année le remettre à jour.
Un œil sur le Vinted de Papa ? C’était une bonne tactique, bravo….
Mais tout n’est pas si simple !
Prenons un petit exemple, si cela fait bien longtemps que j’ai retrouvé les CartouchesGame Boy de Super Mario Land 2 ou Wario Land, j’aurais bien envie d’ajouter dans ma collection le jeu ETsa boite.
On peut parfois en trouver à 50€ en cherchant bien. Mais il faut rester attentif à ce qu’il s’agisse bien d’une boite d’origine… On trouve en effet de plus en plus de « boite de remplacement » de qualité par ailleurs très variable pour une dizaine d’euro… Dès lors, mettre plus 50€ ou plus pour une copie serait évidemment frustrant.
Pourtant, il y a certains jeux où la cartouche seule (dites « en loose« ) me suffit amplement c’est souvent le cas sur Super Nintendo et diverses variations de Game Boy… Ceux-ci sont rarement plus cher que 10€ !
En revanche sur Nintendo DS autant que pour la Game Cube ou la PlayStation 2, j’essaie toujours de m’assurer que la notice soit bien présente, car cela fait partie de ce qui m’intéresse dans la conservation du patrimoine vidéoludique….
Enfin, je vois parfois des choses très intéressantes comme l’édition PC Big Box de Day of the Tentacle en français… au prix de 300€ ! Vous l’aurez compris, trouver n’est pas toujours le problème, il y a le budget, je me dis donc qu’il est important que je cible dans ma liste le « bon prix ».
Bref, je m’attaque donc à préparer ce dossier petit à petit.
Le Commodore 64 aura indéniablement marqué ma jeunesse. Il entre dans la famille en 1983 alors que je n’ai que six ans, et ne quittera ma chambre qu’une bonne dizaine d’années plus tard. C’est avec ce micro-ordinateur que je vais découvrir l’univers fantastique du jeu vidéo, et ce qui me fascine encore aujourd’hui, c’est qu’en dix ans de bons et loyaux services, les jeux que j’y découvrais n’ont cessé de me surprendre tant les geeks de l’époque parvenaient toujours à repousser les limites de la machine.
Pendant les premières années, notre ludothèque s’étoffait de temps à autre grâce à quelques disquettes que déposait notre Oncle Barballo. Mais petit à petit, les stages d’informatique allaient nous apprendre à copier nous-mêmes nos jeux, et les visites au club informatique de Seraing devenaient autant d’occasions de découvrir de nouveaux titres. C’est là, à la fin des années 80, que j’allais tomber sur Nebulus.
Nebulus version C64 (Hewson Con. – US Gold, 1988)
Un petit extraterrestre avec un look à la Qbert qui surgit de son sous-marin au pied d’une tour. Une tour qu’il faut gravir en évitant pièges et ennemis… mais surtout cet effet visuel incroyable qui donne l’impression de tourner autour de la tour. Pour le gamin de dix ans que j’étais : une claque. Wow, on peut faire ça sur un Commodore 64 ?! Si déjà les jeux avec scrolling étaient rares dans notre boîte à disquettes, un effet pareil faisait immédiatement de Nebulus un must-have. Et yes, je rentrerai ce jour-là avec ma copie !
Pas de quoi pavaner pourtant : je suis resté mauvais. Il m’a fallu beaucoup d’acharnement pour atteindre la deuxième tour et découvrir ce petit stage bonus dans le sous-marin qui relie les niveaux.
Aujourd’hui encore, Nebulus reste l’un de ces jeux qui m’ont offert un vrai effet Wow. Alors forcément, lorsque j’ai découvert au fil de mes recherches sur Vinted qu’une version NES et Game Boy avait existé, ma curiosité était piquée !
Après avoir survécu à l’ambiance stressante de Resident Evil 3: Némésis sur la PlayStation de Madame, nous avions enchaîné à l’époque avec Resident Evil 2, découvrant les épisodes dans le désordre — mais avec la même fascination pour ce nouveau genre que Capcom venait d’imposer : le Survival Horror.
Et voilà qu’un quart de siècle plus tard, à l’approche d’Halloween, l’envie de se défaire de quelques zombies s’est à nouveau fait sentir. Après avoir bouclé avec plaisir le remake de Resident Evil 3 sur notre PS5, j’étais finalement convaincu par la qualité de cette relecture moderne. L’occasion rêvée, donc, de donner une seconde chance au remake de Resident Evil 2, premier de la série à bénéficier du moteur RE Engine.
Quand le jeu est sorti durant l’hiver 2019 sur PS4, je me souviens avoir été bluffé : visuellement superbe, terriblement immersif, et cette impression de retrouver le commissariat de Raccoon City encore frais dans ma mémoire.
Mais très vite, les cinématiques, l’ambiance moite et les zombies dégoulinants m’avaient refroidi. Peut-être aussi parce qu’à l’époque, avec de jeunes enfants à la maison, les soirées “angoisse et sursaut” n’étaient pas vraiment à l’ordre du jour.
Aujourd’hui, les monstres ont grandi. Le plus grand s’intéresse à The Last of Us et The Walking Dead. Les filles voudraient regarder Stranger Things. Alors une fois la petite dernière couchée, on peut enfin se dire : “Allez, on se matte du zombie !”