Après pas loin de 2 ans de bons et loyaux services, notre poussette double Cosatto a rendu l’âme ! Importées du Royaume Unis, nous n’avons pas ici la possibilité de bénéficier des 4 ans de garantie, je le savais à l’achat et bien entendu cela aurait bien mieux si elle avait tenu 6 mois de plus… Quoi qu’il en soit, nous n’avons pas de grief envers elle. C’est qu’elle a tout de même parcouru facilement 100km ici en Belgique, un peu partout en France, aux Pays-Bas et même en Italie !
Et voilà, il y a quelques semaines, pendant les vacances de Carnaval, mon grand bonhomme est passé à sa première boite de petit LEGO. Nous sommes allés tous les deux chez Broze choisir celle qui lui plaisait le mieux, et avec un choix assez restreint, son choix s’est porté sur un super avion à hélice. C’est lui qui a fait le montage du petit chariot à roulette, et je l’ai ensuite aidé beaucoup plus à construire l’avion. Nous nous sommes bien amusés tous les deux.
La semaine suivante, j’avais trouvé une boite LEGO CREATOR sur une bourse aux jouets. Une boite ciblée pour les 7 ans. Il s’est également bien amusé avec la maison de départ, puis un autre jour, nous avons construit le grand modèle…. Wouw, 1h 30 de montage l’air de rien, mais il s’est bien amusé à participé à la construction de la maison.
« Hé, il faudrait une chambre pour mon bonhomme ! »
« Oui, monsieur, c’est sur le plan, on attend l’arrivée des matériaux, mais ce sera fait avant l’hiver ! »
Mama mia… avez-vous déjà entendu parlé de Terrible Two et Fucking Four ? Ah, oui ! Ils ont l’air si mamés mes trois loustics quand vous en regardez les photos ! Je vous accorde, c’est un plaisir d’être le papa de Charly, Alice et Juliette, je ne cesse d’être émerveillé par leur univers et les nouvelles choses qu’ils créent… Mais malgré cela, le quotidien est loin d’être calme ou juste même sportif… Depuis le weekend de ses 4 ans, Charly s’est engouffré dans ce que les spécialistes de la jeune enfance appelle la fucking four. En gros l’art d’user des subtilités du langage pour mettre à l’épreuve les « demandes » de papa et maman ! « Mais je te l’ai déjà dit », « Et bien tant pis pour toi, pas pour moi ! » quand il est fatigué à des joutes bien plus déstabilisante lorsqu’il est en sommet de sa forme !
Difficile de terminer la journée sur une bonne note, tout particulièrement lorsque nous sommes en vacances ou la confrontation avec Papa et Maman et permanente ! Je crois que je ne me suis jamais autant énervé ! Moi qui me trouvait plutôt posé et habile à gérer les conflits…
Ajoutons à l’équation de ces congés de fin d’année les demoiselles entrées en phase de terrible two ! En gros, vu que Papa et Maman disent « non, non, non » à tout bout de champs… pourquoi serions nous d’accord hein !? C’est tellement gaie de chipper la tutu d’Alice et de se bidonner dans un coin… c’est tellement marrant de tirer les cheveux de Juliette qui hurle dès que vous avez le dos tourner ! Et puis d’abord, pourquoi je ne pourrais descendre les escaliers, ça à l’air tellement amusant ! Charly il saute dans le fauteuil « non, non crie maman »… allons lui donner un coup de main Juliette !!!
D’ailleurs, nous on ne veux plus aller au lit, on veut : JJJJJJJJJJJJJJJJJJOUEEEEEEER !
Et oui, depuis la fin des années 80, un poil avant la sortie de Jurassic Park, les dinosaures ont débarqués dans les foyers… Venus de la nuit des temps jusque sous les projecteurs, les gigantesques reptiles sont ressortis de terre afin de fasciner petits et grands. L’année dernière, à 3 ans et demi, notre Charly était déjà assez fan de dinosaures ! Il faut dire qu’entre l’Age de Glace et les dinos Playmobils, ceux-ci n’ont pas perdu la cote auprès des enfants en près de 25 ans !
Au printemps, j’avais droit à quelques réflexions philosophiques de mon petit bonhomme : « Les Dinosaures, ils ne sont pas pas mort… mais ils sont partis dans une grande fusée sur une autre planète…. » Oui, les dinosaures qui sont morts, les squelettes de dinosaures, les cris de dinosaures, les œufs de dinosaures…. il n’y a pas une semaine où il nous parle de dinosaure… Alors découvrant par nos amis Jennifer et Gérald l’existence d’une expo Dinosaure temporaire au Brussel Expo, je me suis dit que cela pourrait être une chouette sortie durant nos vacances d’été !
Voici donc l’occasion de comparer cette visite avec celle que mon frère et moi, avions faites en 1989 au Musée de science naturelle de Bruxelles qui accueillait alors des gros Dinosaures robotisés en première européenne !
Nous avions choisi d’emmener Mattéo (7 ans), le filleul de madame avec nous qui ne manquerait pas lui aussi d’apprécier ce genre de visite. Par contre, nos mistinguettes de 20 mois n’étaient cette fois pas de la partie. D’une part parce que notre Kangoo n’est pas extensible, mais surtout parce que bon « quand même »… des gros dinos ce n’est tout de même pas adaptés pour leur âge… Déjà Charly (4 ans) serait plus que probablement impressionné par leurs tailles et leurs cris ! C’était également ma première visite sur le Brussel Expo, et sur ce point je dois bien admettre que l’accès y est plus qu’agréable et facile (en semaine et en journée)… bien plus que s’il avait fallu se rendre en plein centre de Bruxelles où se trouve le musée de l’expo 1989. C’était également l’occasion de voir pour la première fois l’Atomnium !
Que tout cela me semble déjà bien loin, alors que j’ai repris cette semaine le chemin du boulot… Profitons donc de cette soirée pour refaire un plongeon quelques semaines en arrière lors de notre voyage en Italie dont je vous avais raconté les premières étapes. Après la visite de Riomaggiore, village des Cinqs Terres, j’étais un peu inquiet quand à notre projet de visiter Venise pour de nombreuses raisons.
Comment allait se comporter les troupes dans une ville entourée d’eau ? Certes nous avions bien visité Paris en poussette l’année dernière, mais Venise… n’était-ce pas un peu trop osé avec notre bonhomme de 4 ans et les miss de 21 mois ?
Cela valait-il vraiment la peine de faire 6 heures de routes alors que déjà nous avions l’impression que nous manquerions de journées pour profiter à 100% de nos vacances ?
En route donc pour la suite de nos péripéties avec aux programmes Venise, Bologne, Vérone, un retour au Lac de Garde et la découverte de deux autres petits villages médiévaux charmants.
Voir Venise… et s’enfuir !
Mercredi J4. Venise – Sirmione (586km)
Charly, fasciné par les canaux de Venise
Ceintures bouclées nous partions donc le plus tôt possible afin de parcourir les 3 heures de routes jusqu’à Venise. J’avais répertorié une série d’approches pour cette visite dont une proposant de se laisser sa voiture en périphérie, puis de prendre le Bus jusqu’au point de départ des Vaporetto, petits bateaux permettant de se déplacer tout autour de la ville. Cependant avec nos trois enfants, dont deux petits mistinguettes d’à peine 21 mois… nous avions pour finir choisi l’option de « »facilité » » rejoindre un parking à la Piazzale Roma, point névralgique des embarquements en Vaporetto.
Diable Venise allait couter cher ! 18€ de péage aller et 18€ de péage au retour. 28€ de parking au 10° étage et encore 14€ par adultes pour les Vaporetto… ajouter à cela un plein de Gazoline pour la Kangoo de 100€ (pas loin de 2€ le litre)…. prêt à embarquer pour 35 minutes de petits bateaux en motivant les troupes, sous un 37° de plomb. Madame et moi avec les miss en porte bébé, Charly à la main, 4 petites bouteilles d’eau en poche, mon gros D700 autour du coup, des langes, des lingettes, des petits bonbons… Oui, c’était bien pratique une poussette pour transporter tout ce bazar !
C’est beau tout de même Venise…
Si j’étais encore optimiste et zen en montant à bord, je l’étais déjà moins en mettant le pied à terre. « Bon elle est où la Place Saint Marc ? » à gauche, à droite ? Même pas un panneau ! On se croirait à Ostende avec des petits ponts… Bon, aller chercher à manger, tout le monde à faim. C’est là que je vois un vigile faire circuler du magasin une dame venant d’acheter sa glace goutant sur le sol. Un peu plus loin, c’est une stewart qui vient demander de ne pas s’assoir sur les marches à l’ombre, mais de bien vouloir faire la queue pour s’assoir sur un banc en plein soleil ! Ajoutons à cela le nombre bien trop rare de poubelles, l’impression d’être balloter, tel un serpent dans un labyrinthe à la recherche d’une pomme, l’envie au point mort de faire des photos tant je me sens noyé de touristes et limité par mon objectif à focale fixe…. Il ne m’en faudra pas longtemps pour proposer de terminer la journée au Lac de Garde, au frais et plus au calme !
Pourtant quand je regarde les trop rares photos que nous avons prises à Venise, je trouve cela vraiment beau. Comme cela doit être agréable de pouvoir flâner à son aise, passant de petits ponts en petits ponts, osant se perdre dans les petites ruelles pleines de surprises… Je dois bien admettre que je ne m’attendais pas à ce que Venise soit une si grande ville ! J’avais pour objectif de trouver la place Saint Marc en sortant du Vaporetto, j’ai fini au bout près d’une heure par devoir acheter une carte pour m’y retrouver… et me rendre compte qu’il y avait moyen de s’y perdre pour des jours !
Difficile, arnaché de la sorte d’apprécier Venise !
Mes yeux ne pouvaient rien voir, j’étais dans mon énervement, dans le stress de voir Charly trop attiré par les canaux, arnaché avec l’une des miss au dos et un appareil photo inutilisable dans de telles conditions : Un amas, fatras, une nuée de touristes sous un soleil de plomb.
Avant de reprendre le vaporetto du retour… j’ai également fini par trouver « le beau grand pont de Venise »… avec une grosse publicité dessus ! Nous avons quitté Venise au bout de deux heures, avec des enfants en sueur et nos petites filles en crise dans un vaporetto étouffant de monde. Madame me disait, on y reviendra, juste nous deux… et je ne voulais rien entendre. Pourtant quand je regarde les photos, quand je vais rechercher les belles choses dont j’arrive à me souvenir. Je pense que dans de meilleures conditions, à une époque moins bondée de touristes, j’aimerais Venise !
La place Sirmione en début de soirée
Le temps de retrouver notre voiture, je prenais la décision d’emmener tout le monde trouver un peu de fraicheur au bord du Lac de Garde qui nous avait fait bonne impression quelques jours au par avant.