Ça me fait un peu bizarre de me dire qu’un jeu Nintendo Wii, c’est « rétro » !! Parce que cette petite excitation à l’idée de découvrir « cette nouvelle manière de jouer » ne me semble pourtant pas dater d’il y a… 20 ans !!
Ce Weekend, j’ai fait découvrir à Rose Kororinpa, un titre original et coloré de Hudson Soft qui utilise les gyroscopes de la Wiimote pour contrôler une bille dans un labyrinthe. Le titre avait su me séduire lorsque je l’avais découvert, poussant à réussir le challenge dans un temps restreint afin de gagner de nouvelles billes en forme d’abeille ou de coccinelle. Un peu à l’image des labyrinthe en bois (ou les boules en plastique) qui demande de faire se déplacer une bille sans la faire tomber dans un trou, ou hors de son chemin. Cela fait un peu penser à un autre titre qui nous avait marqué avec madame à l’époque de la PlayStation 1 : Kula World.
A l’époque j’étais même très enthousiaste en découvrant ce jeu échangé contre une série de mauvaises pioches achetées avec ma première Nintendo Wii. Zou, My Sims et Harvest Moon échangé contre Kororinpa et Les Lapins Crétins, alors que je pestais encore de la déception du tout nouveau Mario Kart. Bon j’étais monté jusqu’au 40° niveau, pas certain que ma Rose accroche suffisamment !
Wolfling, je vous parle déjà depuis quelques années ! C’est ce jeu de plateforme rétro développé par Matthias Bock (Lazycow) depuis un peu plus de 8 années pour lequel j’ai composé les musiques. D’abord pour le projet pilote développé pour la console 8bits NES de Nintendo, puis un projet devenant de plus en plus ambitieux sur le Commodore 64.
Une première mouture apparaitra à la fin de l’année 2018, avant que Matt ne pousse le projet plus en profondeur, repoussant d’année en année les limites du micro-ordinateurs phare des années 80.
Wolfling – C64 (Lazycow, in dev)
Mélange entre l’ambiance de Castlevania, avec un héros maudit, tributaire des caprices de la lune et le genre Metroïd qui demande d’explorer de larges niveaux en débloquant de nouveaux « pouvoirs », le 1° monde proposait déjà de traverser l’intérieur du château, ses jardins, des cavernes ou encore le cimetière. Avec cette nouvelle version qui débarde « enfin » sur cartouche, ce ne sont pas moins de 5 niveaux avec une variété d’environnements et ennemis qui sont à découvrir. Mais aussi l’arrivée de Boss, scrolling parallaxe et une refonte complète des graphismes.
Pour ma part, je me lançais à pousser jusqu’à 10 le nombres de musiques dans le jeu… Un défi qui se calculait à l’octet prêt !
Depuis 2022, j’en avais terminé, mais il restait encore du boulot à Matt pour optimiser, débugguer, intégrer puis… trouver un nouvel éditeur. Pcq entre le COVID et le Brexit, le marché du jeu rétro à été un peu secouer par des taxations et cout de transport revu à la hausse : (( Pas vraiment le plus amusant à mettre en avant dans un projet artistique et vidéoludique !
1983, un Commodore 64 débarque à la maison, j’ai 6 ans !
C64 – Music Processor, mon premier logiciel pour composer de la musique
1993, c’est la dernière année que le C64 s’allume chez nous. J’y découvre encore de nouveaux jeux tels que Maniac Mansion et Outrun. C’est aussi cette année-là que je vais programmer mes premières musiques avec le logiciel Music Processor.
2013, 20 ans plus tard j’échange sur Twitter quelques messages avec Lazycow qui finalise un premier « nouveau » jeu pour le C64. Je me lance dans le projet fou d’en faire la bande son, ce sera ma première musique de jeu vidéo officielle pour le jeu PowerGlove qui sortira un peu plus tard sur cartouche puis sur Amiga 500.
2023, durant les 10 années passées j’aurais participé ponctuellement à composer les bandes sons d’autres jeux pour le C64. Relentless, Grid Pix et prochainement Wolfling. Mais je suis assez enthousiaste aujourd’hui de pouvoir faire vibrer avec énergie la démo « Cubic Dreams » sur C64, toujours programmée par Lazycow et qui se mesure à de grand nom de la scene. Depuis des semaines, j’écoute en boucle le titre « Desire » de Calvin Harris et Sam Smith. C’était le point de départ tout trouvé pour faire quelques chose qui « Bounce« . Le transposer dans une saveur old school rétro à la sauce Cyborg Jeff était un défi revigorant !
Techniquement, j’aurais aimé qu’il sonne dans toutes les configurations, mais il tire son potentiel sur le processeur sonore SID 6581. Faites vous plaisir, voici la musique ! Vous pouvez également retrouver la démo à faire tourner environnement réel parmi les participants de la #OnlySpritesCompo2023. — Notre Demo terminera en 3° position !
De son côté, Lazycow expliquait qu’il existe une astuce issues du portage de Maniac Mansion sur le C64 qui permet de construire de larges sprites, c’est à dire des images conçues pixels par pixel et qui pourront être affichées et déplacées sur l’écran du micro-ordinateur. Néanmoins, il a tenté de reproduire quelques choses de similaires afin de pouvoir par exemple donner l’impression d’avoir une Amiga Ball qui tourne ou le gros monstre.
More #C64 sprite multiplying – this time: Moving the blocks independently, like suggested by Basw. Had to switch back to dynamic mode to do this. Sprites only, what next? pic.twitter.com/t3iZhpaz5v
Son outil de SpriteMultiPlexer pour cette nouvelle demo est beaucoup plus rapide que dans le projet « Robomania » précédent. Ce dernier était limité à 28 sprites en déplacement, alors qu’ici Cubic Dream monte jusqu’à 34 et aurait pu en afficher plus si le délai avait été plus long. En effet, la Only Sprites Compo implique de concevoir son projet en 1 mois. Lazycow avait déjà une série d’idée et d’effet, mais le gros défit fut de les assembler… puis vint l’idée de leur donner un sens, et comme il n’y en a pas vraiment, cela ne pouvait être qu’un rêve : )
Développé par Data East et sorti en 1982 sur borne d’arcade, j’ai découvert Burger Time parmi les petits jeux à écran fixe de mon Commodore 64 assez rapidement entre 1984 et 1985. Sans être un des titres qui m’aura marqué à l’époque, je me souviens avoir trouvé le concept de faire des sandwichs assez amusants, et il me faudra d’ailleurs quelques années pour en comprendre le titre. Car chez nous, à cette époque, nous n’avons jamais entendu parler de « burger » ou de « hamburger » !
Publicité pour la borne d’arcade de Burger Time distribuée par Midway
Néanmoins à cette époque, j’ai déjà eu l’occasion de découvrir quelques jeux avec défilement d’écran que je trouve donc bien plus intéressants que les petits jeux de plateformes et d’échelles sur lequel repose Burger Time.
Malgré tout, avec ces burgers à préparer en marchant sur les différents ingrédients, le titre se montre un peu plus amusant qu’à devoir simplement ramasser des clés ou divers autres bonus. Il faut évidemment éviter quelques ennemis plutôt drôles en forme de saucisse, cornichons ou oeufs sur le plat. Si j’avais à l’époque déjà connu l’univers de Mc Donalds, il est certains que j’aurais bien imaginé une version sponsorisée !
La version C64 de Burger Time adaptée par Interceptor Micro
Sur mon Commodore 64, la tâche se montrait néanmoins délicate. Tout d’abord, le portage de ce jeu d’arcade se jouait au clavier, pas toujours si facile à prendre en main, mais il nous aura fallu un long moment pour comprendre que nous pouvions appuyer sur la touche « P » pour déposer un peu de poivre pouvant alors bloquer nos ennemis. Ce dernier bloque alors l’ennemi. Un comportement bien différent en réalité de la version arcade à laquelle je n’avais jamais joué où notre Peter Pepper lance du poivre devant lui pour se débarrasser d’un ennemi, comme une arme et non comme un obstacle.
Burger Time est donc longtemps resté comme un simple petit jeu de mon enfance, puis une licence un peu hype de la vague rétro.
Burger Time Deluxe en version Game BoyBurger Time Deluxe – GB (Data East, 1991)
Mais quelle surprise en découvrant via l’abonnement Nintendo, ces derniers jours la version « Deluxe » sortie sur Game Boy au début des années 90. A l’image de quelques autres classiques, tels que Boulder Dash par exemple, un soin a été apporté à créer un univers visuel sympathique et des petites musiques énergiques.
J’y découvre alors une autre manière de lancer du poivre, plus fidèle à la version arcade, des animations drôles, et surtout des niveaux plus larges et variés qui rendent très vite ce Burger Time addictif !
Passé, chez nous, inaperçu à cette époque au profit d’un Bugs Bunny Crazy Castle que nous avions tous eu, Burger Time Deluxe est pourtant bien plus réussi dans ce créneau de jeu de plateformes et échelles !
N’y allons pas par 4 chemins. En juillet dernier, Sony a modifié ses abonnements PlayStation en 3 déclinaisons. La plus couteuse, la Premium + permettant entre autre de joueur à une série de jeux rétro issus du catalogue PsOne, PS2 ou PS Vita. Sur le moment, j’étais plus en colère face à Sony qui propose un service Retro à prix très, très fort ! D’autant que j’étais déjà passé à la caisse pour acheter quelques versions « numériques » de certains classiques il y a 10 ans, sur ma PS3 !
Et Sony, m’a laissé faire mon râleur… Alors qu’en fait !?