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Tag: lumière

La boite à MOOC

La boite à MOOC

Vous me voyez peu, vous me lisez moins ! Il serait pourtant grand temps que je m’occupe de préparer mes prochaines vacances mais il est vrai que depuis deux mois, je suis grandement les pieds.. et la tête dans la mise en place d’un projet de réalisation de MOOC (Massive Open Online Courses) au bureau. Cela fera bientôt 15 ans que je fais de la vidéo pédagogique à l’Université de Liège et depuis quelques années nous vivons un joli BOOM de production. Si tout avait commencé en 2002 avec un simple petit caméscope bien avant que l’on ne parle de Youtube, je ne suis pas peu fier de ce qu’est devenu maintenant notre studio multimédia à l’IFRES!

De plus, cette année, nous avons eu le feu vert pour la mise en route d’un projet pilote d’envergure et ce fut l’occasion à maintes reprises de se poser sur ce que nous avons déjà produits, nos choix techniques, notre approche et dans quelle direction évoluer. S’il est peut-être encore un peu tôt pour vous parler de nos premiers MOOCs, il me semble déjà intéressant de pouvoir partager les aspects techniques avec vous.

Production Multimédia à l'ULg

Fin de l’année dernière j’ai eu l’occasion de faire une petite présentation à HELMo de cette réflexion réalisée autour de nos productions multimédia à l’ULg  (PDF) réalisée avec Jean-François Van de Poël et Dominique Verpoorten. Présentation qui fut ensuite reprise plus en profondeur lors de la eapril au Luxembourg par Jean-François (PDF). En 2015 nous avions déjà produits plus de 1000 capsules vidéos et plus de 250 heures de contenus, une belle matière première pour prendre du recul, n’est-ce pas ?

Nous avons dans un premier temps dégagé 7 typologies principales de vidéo pédagogique pouvant être élargies allant de la simple captation écologique en amphi à la super production. Nous avons bien sur illustré ces typologies avec des exemples concrets parmi nos productions liégeoises, quantifier l’implications tant de l’enseignant, de l’accompagnateur pédagogique que du technicien.

Ce travail nous a permis d’une part de pouvoir dégager une approche plus systématique dans nos offres et le workflow technique. D’autre part nous allions ensuite pouvoir l’utiliser pour analyser un panel de MOOCs  afin d’investiguer quels types de vidéos y étaient représentées, pourquoi, comment ?  C’était enfin l’occasion de sentir le pouls… Sommes-nous aptes à produire des vidéos de MOOC !? Oui !

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Remplaçons le Nikon D700 par un D750 ?

Remplaçons le Nikon D700 par un D750 ?

Nikon D750 DSLR camera to be announced in 10 days | Nikon Rumors
Nikon D750, une annonce dans 10 jours | Source : Nikon Rumors — illustration © Nikon

Voilà déjà depuis 2009 que madame et moi travaillons avec le Nikon D700, ce boitier Full Frame qui a l’époque faisait l’unanimité. Néanmoins, ce dernier commence à dater un peu et à se fatiguer. Il est d’ailleurs passé entre temps comme « second boitier » aux cotés de notre D4 en reportage mariage et au studio, c’est un D800 qui est utilisé. Il faut dire que pour l’heure, Nikon n’a pas souhaité lui donner de réel successeur. Le D4 est un boitier pro, performant, mais aussi très encombrant. Le D800 et c’est 36MP ne convient pas du tout à du reportage et par ailleurs est moins performant en environnement sombre. Enfin le D600/D610 se positionne comme moins professionnel et moins ergonomique d’ailleurs que le D700.

Fin 2014, Nikon a sorti un D750 qui à nouveau bien que de la série D7xx ne se positionne pas comme une amélioration du D700 mais plutôt comme un produit au dessus du D610. Bien qu’à son annonce en septembre 2014, j’espérais évidemment pouvoir compter sur lui comme un successeur au D700. Son atout principale était son système AF 51 points amélioré face aux 39 points du 610, une info lachée par Nikon Rumours.

Nikon D750 : le Full Frame à écran inclinable
Nikon D750 : le Full Frame à écran inclinable

Officiellement lancé le 24 septembre, j’étais pour ma part très enthousiaste, avec un vrai boitier pro, un bon compromis en megapixel et même un écran orientable lors de son annonce sur Le Journal du Geek.

Enfin, enfin le voilà le vrai descendant du Nikon D700 ! boitier en fibre de carbone, 24mpx et le Expeed 4 (processeur similaire au D4), avec en prime un écran rotatif et le WiFi pour le pilotage à distance ! Dispo dès le 24 septembre !

Petit à petit les tests montrent en effet que le D750 surpasse les D600/D610 et D800 dans les photos en faible lumière, ce qui dans la photographie de mariage est pour moi un élément important !

Le D750 serait le meilleur appareil de la gamme Nikon concernant la qualité d’image en haute sensibilité !

Reste un point qui m’inquiète un peu à l’usage, la limitation de l’obturateur à 1/4000 contre 1/8000 sur le D700 ou D4.

 

 

Avant / Après

Avant / Après

Allé, j’ai tout de même envie de vous montrer quelques Avant / Après de notre projet maison. Car, il est vrai que pour un projet réussi à la remise des clés mi-juillet et finalisé le 23 aout. Il y a tout de même de quoi être étonné du résultat ! Prenons par exemple le coin salon. Il est certain que le style villa seventies était difficile à conserver. Il fallait assumer les carrelages céramiques bleu, rose, orange de l’époque, l’imposante cheminée en pierre de Meuse, le tapis et les lustres Marie-Antoinette,… modernisé dans notre rose framboise, cheminée restructurée, intégration d’un poêle à pellet signé Agatha Ruiz de la Prada, nouveaux châssis et carrelage imitation parquet, cela change ! Il n’y a pas dire, madame a des compétences indéniables en déco !

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L’après D700

L’après D700

Voilà déjà un bon moment que j’attends la relève du Nikon D700 qui depuis 2009 était notre appareil principal en reportage, et dès 2012 notre deuxième boitier. Entre temps Nikon a sorti pourtant 4 autres boitiers et leur déclinaison dans sa catégorie pro, le D800/D800E, le D4/D4s, D600/D610 et le DF. Néanmoins aucun de ceux-ci ne posent réellement en réel successeur du D700. L’une des raisons principales à cela est que l’excellent Nikon D700 offrait un tel rapport qualité/prix qu’il a phagocyté grandement les ventes des modèles supérieurs D3 et D3s.

J’analyse donc depuis longtemps le marché Nikon et son évolution, attendant le boitier parfait… et fin 2012, devant remplacé le D700, nous nous étions orientés sur le couteux Nikon D4 qui tant sur papier que sur le terrain s’est vraiment montré un cran au-dessus ! Reste que le D4 coute pas loin de 5000€, dispose d’un grip intégré et n’a évidemment pas la vocation d’être un boitier bis. Cependant, avoir gouté aux performances du Nikon D4 permet évidemment de mettre en avant certains points sur lesquels le D700 montre ses faiblesses : les photos réalisées en faible luminosité !

Ce genre de photo fait clairement partie de ce que j’apprécie, me passer de flash, et uniquement utiliser la lumière dont je dispose, jouer avec celle-ci et aller à sa rencontre ! Notre choix d’objectif est d’ailleurs taillé dans ce sens. Notre brave Nikon D700 offre un bon résultat jusqu’à 2000 ISO, et la qualité de ces images était déjà extraordinaire ! Cependant, le D4 grimpe sans soucis jusqu’à 6400 ISO et dans les faits offre de magnifiques photos dans toutes les situations à faible luminosité ! Autres points liés à cela, dès que la lumière manque, la mise au point automatique (AF) devient capricieuse. De ce côté, le D4 bronche très rarement !

Le Nikon D700 reste pourtant un excellent appareil auquel je lui trouve peu d’équivalents, mais il est certain qu’une fois comparé au Nikon D4, il montre ses faiblesses ! Cette année passée entre D700 et D4 aura donc rendu, je le pense, la réflexion de l’après D700 d’autant plus difficile, car vous l’aurez compris, le D4 ne joue pas dans la même catégorie.

Comparaisons techniques D700 - D800 - D610 - DF - D4

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48 images par seconde

48 images par seconde

Sans être un grand fan du Seigneur des Anneaux, j’avais relativement bien apprécié l’histoire se mettant en place dans le premier film de la trilogie du Hobbit. Certaines scènes étaient beaucoup trop longues à mon goût mais dans l’ensemble, j’étais content d’avoir vu le film. Pour la Désolation de Smaug, nous avions choisi d’aller le voir en 3D 48fps, car mon ami Vincent n’avait jamais vu de film en 3D. Personnellement, je ne cours d’habitude pas à voir les films en 3D, car je trouve cela fatigant pour la vue et hormis les films d’animation, je n’ai jamais été époustouflé par cette technologie… jusqu’à La Désolation de Smaug !

Tout d’abord, je trouve que l’équilibre de la trame du film est bien meilleur. Je n’ai plus eu l’impression que les scènes se tiraient en longueur, peut-être juste un peu sur la fin quand Smaug essaie d’attraper Bilbon, mais dans l’ensemble, je trouvais que lorsque le film prenait son temps c’était pour nous permettre de se perdre dans des ambiances et décors époustouflants, baigner d’effets de lumière et de profondeur à couper le souffle !

The-Hobbit-The-Desolation-of-Smaug
Coté 3D, on sent que ce film est une véritable démo technique de ce que l’on fait de mieux… sans pour autant en jeter plein la vue en permanence. Il y a quelques petits effets d’objets qui vous arrivent en pleine figure, mais dans l’ensemble la 3D est surtout là pour nous donner l’impression d’être immergé dans l’univers de JJR Tolkien.

Quid du 48fps ? Dans un premier temps, j’ai été très étonné que ce flux d’image soit bien moins fatigant à regarder (surtout pendant 3 heures) face à tous les autres films 3D que j’ai vus. Je ne peux être certain que cela soit lié, mais c’est important de le souligner. (Et après lecture sur le sujet, je sais maintenant que c’est un des avantages du 48fps).

Ce qui est certain c’est que le 48fps apporte un effet très différent de ce que l’on voit au cinéma. En réalité, on a l’impression de ne pas être au cinéma et d’être vraiment au côté des acteurs (la 3D ajoutant son grain de sel à cela également, j’imagine). C’est assez difficile à expliquer, mais c’est un peu comme si vous regardiez les bonus d’un film, ou une petite série-TV française… tout en étant que c’est bien un film et que vous vous en prenez plein la vue….  Les acteurs ont des mouvements tellement fluides qu’on ne sent pas plus au cinéma… Au fond, passé la surprise, cela donne un certain effet d’intimité. On sent donc un peu plus que les décors ne sont pas réels, les éclairages… mais sans que cela ne soit dérangeant ou fasse trop effets spéciaux… on se sent juste transporté dans l’univers du film.

Je serais vraiment curieux de voir d’autres bons films tournés de ce genre, car il est certain que le 48fps imposera des moyens importants pour que le film soit réaliste !

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Captures d’écran utilisées à titre personnel, d’illustration et d’archive respectant le cadre du “Fair Use