Cette année, le Père Noël s’était senti musicalement inspiré et ce n’est que tant mieux ! D’autant qu’il a pris plaisir a sélectionné des artistes indépendants drôlement talentueux : Les Déménageurs, Alfa Rococo, Peter Hollens, Taylor Davis et même les Piano Guys.
J’avais suivi la réalisation du nouvel album du groupe musical pour enfant Lili et Les Déménageurs sur leur page Facebook. Danse avec les gnous était donc sorti au début de l’automne après une campagne participative sur Kiss Kiss Bang Bang. A la maison Les Déménageurs avaient pas mal de succès depuis leur découverte en 2011. Si les chansons étaient toujours très originales, leur mise en musique avec d’anciennes flûtes, vielles ou accordéon apportaient une dimension supplémentaires à l’envie de gigoter dans la maison !
Cependant, bizarrement, je n’avais pas été emballé par les morceaux en pré-écoute durant la promotion du projet. Probablement laissé un peu déçu par Léon l’accordéon, compte musicale du même auteur Yves Barbieux, j’avais alors trouvé ces nouveaux titres un peu fades. Grosse erreur de ma part !
En effet, à la première écoute de l’album au complet, nous avons tout de suite retrouver les sensations que nous apportaient jusqu’ici le Patamod ou le Grand Carton. Tout autour du monde des animaux Lili et ses Déménageurs nous font parcourir le monde avec des ritournelles qui restent bien en tête et un arrangement musicale remplis de petits sons croustillants ! Je regrette donc d’autant plus cette mauvaise appréciation de ma part, qui fait qu’à l’heure actuelle, évidemment, tous les spectacles sont complets !
Ai-je loupé quelque chose ? Peut-être qu’en voulant ne pas faire de Charly un enfant accroc à la console, j’aurais oublié de lui faire découvrir le plaisir des jeux-vidéos ? Voilà une question que je me suis posées régulièrement ces deux dernières années. Les tentatives sur Madagscar (PS3), Les Schtroumpfs (GBA), Super Mario Land 2 (GB), Kirby et Super Mario Bros (Wii) n’ont pas vraiment été convaincantes, le plus souvent d’ailleurs, c’est clairement l’utilisation de la manette qui le rebutait. Avec maintenant 5 ans et demi, j’étais parfois un peu déçu quand je lui proposais un moment pour jouer à un jeux-vidéo tous les deux, qu’ils me fassent clairement comprendre que cela ne l’intéressait pas.
Swampy sur iPad, un premier bon contact
Where’s my water ? – iPad (Disney Mobile – Creatures Feep, 2011)
Mais ce n’était pas tout à fait juste. Depuis quelques années déjà, Charly aime deux jeux-vidéo ! Angry Birds et surtout Swampy : Jetez-vous à l’eau. Ce jeu, développé par Creature Feep pour Disney se présente comme un jeu de logique aux graphismes plutôt mignon. Swampy le croco dans son bain attend que l’eau arrive ! Vous devrez du bout du doigt creuser le chemin afin de remplir sa baignoire. Le niveau de difficulté est graduelle, et du haut de ses 4 ans à l’époque, j’avais été époustouflé du nombre de niveaux que Charly avait résolus seul !
Entre temps hormis Swampy, je n’avais pas vraiment réussi à lui faire accrocher à autre chose ! Il nous regardait jouer à Mickey Castle of Illusion, Mario Kart mais n’avait pas l’envie de participer. Seul WiiU Party et la course aux animaux avait pu se révéler attirer un peu son attention… Mais entre temps Tonton Pype avait pu nous trouver quelques bonnes idées pour donner envie à Charly de jouer avec nous.
Rayman Legends à la rescousse !
Rayman Legends – WiiU (Ubisoft, 2013)
La semaine dernière Tonton Pype et *deline étaient venu à la maison. La cousine de Charly, 5 ans, a un peu plus d’expérience en contrôle de personnages puisqu’elle a déjà terminé avec son papa quelques épisodes des « Aventures de Charly » (comprenez Legend of Zelda). Nous avons alors commencé une partie à l’excellent Rayman Legends sur WiiU, histoire que je découvre qu’effectivement, le mode multijoueur transcende complètement cette nouvelle aventure de la mascotte d’Ubisoft. Assez rapidement, Charly s’est découragé de voir son petit personnage se mettre en bulle, puis Tonton Pype lui a proposé de prendre le rôle de Murphy, la petite mouche que l’on contrôle depuis l’écran tactile du GamePad. Voilà qui a complètement chamboulé l’expérience de Charly.
En effet, voilà que du bout du doigt, il allait pouvoir redonner vie à nos personnages et surtout nous aider à progresser en coupant des cordes, en détournant l’attention des ennemis. Clairement, cet élément lui a permis de profiter de ce moment de jeux avec nous ! L’expérience fut renouvelée également avec New Super Mario Bros U qui propose grosso modo la même approche de coopération que dans Rayman Legends.
Eh oui, en cette fin d’année 2013 la presse vidéoludique n’a de mots que pour les nouvelles générations de consoles. Sony et Microsoft venant de sortir leurs nouvelles armes : PS4 et Xbox One. Loin d’être attiré par ces nouveaux engins pour l’heure fortement orienté jeux en réseaux, combat en réseaux et broum broum en réseaux, je dois par contre bien admettre qu’après une année 2012 plutôt maigre le nombre de bonnes surprises débarqué durant toute cette année fut assez impressionnant ! Montrant régulièrement que ma PlayStation 3 avec encore de quoi me proposer des heures et des heures de jeux, quelques petites exclus pour la 3DS, des découvertes sur l’iPad…
Les TOPs
The Last of us (Naughty Dogs, 2013, PS3)
Tout d’abord, il y a The Last of Us, sorti au début de cet été. Clairement l’une des plus belles claques reçues depuis un bon bout de temps. Reposant sur un moteur de jeux bien éprouvé par Naughty Dogz dans la série Uncharted, the Last of Us offre une ambiance et des graphismes qui exploitent jusque dans ces retranchements la PlayStation 3 qui ne donne pas l’impression d’être prête à passer le relais. Si l’on sent clairement dans le gameplay l’influence de la série Uncharted, le côté action est suffisamment renouvelé par l’apport « Survival » de la situation. Et parlons-en, The Last of Us est à mon sens ce qui se fait de mieux en scénarisation de jeux vidéo. Plusieurs années après la destruction du monde que nous connaissons par une vague de virus/zombie… les habitants tentent de trouver de nouveaux modes de vie. Celle de Joëlle va être légèrement chamboulée, alors qu’il se retrouve à devoir escorter une jeune fille qui lui rappelle sa fille disparue durant la vague zombie… une jeune fille qui pourrait transporter l’antidote dans son code génétique. Bien sûr, on retrouve de nombreuses idées sorties de tout ce qui existe en ce moment que ce soit de Resident Evil, Walking Dead ou le 28 jours plus tard… mais le résultat est soigné aux petits oignons.
The last of us (Naughty Dogs, 2013)
Coté gameplay les phases de combat alternent avec les phases d’exploration dans des décors apocalyptiques incroyablement bien réalisés qui ne manquent pas de me faire penser à S.O.S. the Final Escape, mais également à la série Revolution. Là où le jeu se démarque de ce qui existe déjà, c’est qu’il faut arriver à gérer d’une part des minutions en très faible quantité, mais également des objets à ramasser pour voir ensuite confectionner de quoi se soigner ou se protéger… avec des temps de confection et de soin qui nécessitent de se trouver des caches pendant les conflits.
Bref, the Last of Us est plus qu’une bonne surprise en cette fin de vie de la PS3, c’est un monument à ajouter à mon TOP 50 intergénérationnel, et ce même si au fil de l’aventure, le schéma de jeu devient petit à petit un peu répétitif.
The Legend of Zelda : Link’s Awakening – GameBoy (Nintendo, 1993)
Il y a bientôt vingt ans, je découvrais pour la première fois les aventures de Link avec Legend of Zelda sur la Nintendo GameBoy de mon ami Alain. Ce n’était certes pas le premier épisode de la série, mais c’était pour moi une première rencontre, et même le premier jeu d’aventure que j’allais découvrir. L’épisode GameBoy était magnifique, probablement l’un des plus beaux jeux sur cette console, avec une ambiance toute particulière que je n’ai d’ailleurs jamais plus retrouvée dans les autres aventures de la série… Pour moi qui avait alors 16 ans, toutes ces mécaniques de jeux étaient nouvelles. Se promener dans les villages, la forêt, discuter avec les personnages comme j’avais à le faire dans un Monkey Island pour résoudre des énigmes… tout en devant trouver une épée pour combattre les ennemis, une plume pour sauter au dessus des trous, un gant pour porter des cailloux bloquant le chemin, un coquillage pour une petite sirène,… Legend of Zelda arrivait à mélanger tous les styles de jeux que je connaissais jusque là, de l’action, de la réflexion (avec des énigmes dignes du pousseur de caisse de Sokoban), de la recherche d’objet, de l’amélioration de pouvoir, une histoire enivrante et des personnages attachants.
Au printemps dernier, Nintendo annonçait un tout nouvel épisode des aventures de Link développé sur la console portable 3DS. Abandonnant le concept graphique des épisodes précédent Phantom Hourglass que je ne trouvais pas vraiment sympathique, le style ce veut être en hommage aux épisodes du début des années 90, plus spécialement l’épisode sur Super Nintendo : A Link to the past qui fut développé en parallèle de la version GameBoy.
The Legend of Zelda : Link between worlds – 3DS (Nintendo, 2013)
Bref, en début de semaine, j’allais pouvoir trouver un petit 1/4 d’heure pour enfin déballer Legend of Zelda – A link beetween worlds, la suite spirituelle de l’épisode Super Nintendo de 1992. Comme à mon habitude, j’avais essayé de ne pas trop suivre les actus sur le jeu, histoire de me réserver le plaisir de découvrir, d’ailleurs c’était même un peu surpris que j’avais vu qu’il sortait le 22 novembre, à un prix très compétitif de 32€ sur Amazon ! En quelques secondes, j’étais déjà sous le charme.
« Aufait Pitu, c’est quoi une sauvegarde ? Je suis petit, alors je ne sais pas ce que c’est… »
Rien que par cette petite phrase, je faisais un bon de vingt en arrière… pour me retrouver sur Cocolint, l’île où se déroule les aventures de Links sur GameBoy, où les petits enfants que je pouvais y rencontrer me donnaient des brides d’infos sur les commandes de base avec des expressions bien similaires. Le style graphiques des épisodes SNES et Gameboy étant très similaire, avec ou sans couleur, je replonge vraiment dans les moments magiques où je me calais dans mon lit à jouer à jouer tout l’après-midi à Zelda, jusqu’à ce que mes piles commencent à fléchir…. Mais bon, un petit coup de « girouette » pour sauvegarder, car j’ai des montages vidéos à finir !
Oui, difficile de coupler jeux-vidéo, enfants et boulots, boulots… quoi qu’il en soit, j’ai tout même pu me trouver d’autres petits moments détentes pendant la semaine… le temps de visiter le cimetière et constater que pour un début, les énigmes impliques déjà un peu de réflexion pour une personne ne connaissant pas du tout les mécaniques de Zelda… et de la logique sans s’encombrer d’un tutoriel pour les habitués… Je dois avoir grosso modo 40 minutes de jeux pour l’instant, et j’ai visité la carte d’est en ouest. J’ai déjà dû jongler entre épée, arc à flèche, soulever des cailloux, allumer des torches et me protéger avec mon bouclier. Difficile de comparer avec A Link to the past sur Super Nintendo, je n’ai jamais été très bon à cet épisode, mais comparativement à l’aventure GameBoy, il faut déjà pas mal jongler entre le A,B,Y et R.
Alors à vous dire également, je trouve la 3D vraiment bien utilisée. Elle donne vraiment un effet de profondeur réussi, lorsque l’on soulève des objets, lorsque les ennemis sautent par dessus notre petit héros. En contrepartie, Link n’a pas encore eu recours au fameux pouvoir de se transformer en peinture… ce qui est pour l’instant ma plus grande crainte quand aux modifications du gameplay que cela pourrait apporter.
Bon, vivement la prochaine session ! … et j’espère que j’arriverais à y donner goût à madame.
« Cher Saint Nicolas, j’ai été très très sage ! J’ai taché d’être un papa modèle, toujours bien gentil avec mes petits bouts, j’ai vidé le lave-vaisselle quand il le fallait, j’ai passé l’aspirateur, payer mes factures en temps et en heure, mon patron est très content de moi, et je m’occupe bien de ma petite femme aussi !
Je suis certain qu’à ce prix là, personne ne te fera de reproche si tu déposais discrètement les dernières aventures de Zelda pour 3DS dans mes crocs que j’aurais laissé trainé (exprès bien sur) à coté de celles des enfants…
Je n’ai jamais douté de toi, de ton efficacité, et même encore maintenant, je continue à dire beaucoup de bien de toi…. »