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Paris en bouteille

Paris en bouteille

Cet été, je me suis laissé surprendre à me perdre dans les livres. La tête plongée dans les pages emplies de romances parfois tendres, parfois intenses, certaines plus profondes que d’autres… Peu à peu, entre les lignes, le morceau que je vous partage aujourd’hui a pris forme.

Depuis quelques mois, j’ai poussé mes cartouches de jeux-vidéo pour faire de la place à mon synthétiseur et mon micro, et avec eux le plaisir simple de composer.. Plus juste 3 notes, quelques choses qui peut transporter, raconter… Voilà un moment que j’avais décidé que mon prochain morceau serait en français. Fallait-il encore l’écrire !

Entre deux chapitres, sur les routes de l’île d’Oléron, j’ai griffonné un simple « Et si je… « . Alors m’est revenu un proverbe que mon instituteur répétait : « Avec des si, on pourrait mettre Paris en bouteille. » Cette phrase sommeillait en moi depuis des années, attendant l’instant juste. Elle s’est alors mise à résonner avec mes lecture. Tout flottait dans ma tête, quelques prise de note pour ne pas oublier avant de rentrer de vacances et mettre cela en musique.

Écrire les paroles avant la musique n’est jamais naturel pour moi. Mais cette fois, j’avais envie que la chanson respire, qu’elle voyage, qu’elle touche ceux qui l’écoutent. C’est mon côté artiste,…

Petit à petit, dans mes couleurs d’élctro variété propres, les influences ont un peu tranché… Peut-être un côté Marc Lavoine ? Une romance et ambiance à la Joe Dassin… À vous de juger.

Les semaines se sont écoulées, les romans se sont enchaînés, et avec eux les ajustements : changer de ton, trouver les justes mots pour mes pensées. Des choix à faire, des concessions aussi.

Pour la pochette, j’avais en tête le tableau parfait : un clin d’œil à Clair-Obscur, ce jeu vidéo français qui m’a tant marqué.

Et aujourd’hui, Paris s’illumine, il est temps de compter ses reflets sur la Seine. Ce morceau n’est plus seulement que le mien — il est prêt à vivre. J’espère qu’il ne restera pas en bouteille, rangé là dans un coin, loin de la scène…

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Marathon lecture : La rue qui nous sépare

Marathon lecture : La rue qui nous sépare

Sixième roman de cet été, et je commence à me sentir un peu dans un marathon improvisé.

Cette fois, ma liste de recommandation épuisée, je n’ai pas pour autant craqué dans une librairie : c’est dans notre propre bibliothèque que je suis allé fouiller. Je suis tombé sur La rue qui nous sépare, un roman que j’avais acheté quelques années plus tôt pour Madame, à une époque où elle n’avait pas encore sa liseuse.

Je me revois encore traîner dans les rayons, prendre plaisir à choisir des livres pour elle, un peu au hasard, juste parce que la couverture ou le résumé me soufflait : « Tiens, ça pourrait lui plaire. »

Le résumé justement, relu sur le quatrième de couverture, m’avait d’abord fait sourire à l’époque : « Noémia est étudiante, Tristan est sans-abri… » Et je me rappelle m’être dit, avec une pointe d’ironie : « Après les amours impossibles avec des vampires, des zombies ou des bad boys torturés en nuance de gris, pourquoi pas avec un SDF ? »

C’est vrai que c’est sensible, presque tabou comme sujet pour une romance. Et finalement, c’est ce qui m’a donné envie, moi aussi de me lancer.

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La chambre des merveilles

La chambre des merveilles

Après avoir terminé en quelques jours le dernier Virginie Grimaldi, mes recommandations m’ont conduit vers La chambre des merveilles de Julien Sandrel. Pris dans ma bulle de lecture, je ne me suis pas trop posé de questions : un saut chez Club, et déjà je l’entamais sur un banc à Belle-Île, pendant que mes dames profitaient des magasins.

Le sujet, pourtant, n’était pas de ceux vers lesquels je vais spontanément. Un enfant plongé dans le coma après un accident… autant dire que ce genre de récit, que ce soit autour de la maladie ou des l’hôpital, fait plutôt partie de ce que j’évite. Et pourtant, dès les premières pages, la fluidité du style et le rythme rapide m’ont embarqué.

Ce qui frappe, c’est le contraste. Derrière la gravité de la situation, se glisse très vite une légèreté, une folie douce, une envie de vivre qui s’infiltre entre les chapitres. Suivre cette mère qui décide de réaliser un à un les rêves consignés par son fils m’a même offert des escales inattendues : le Japon, et Tokyo que j’ai eu la chance de visiter il y a quelques années, mais aussi Londres et Budapest — autant de lieux qui donnaient à cette aventure une saveur encore plus vivante.

On m’avait prévenu : « Garde une boîte de mouchoirs pour la fin ! » Et effectivement, malgré ce ton un peu croustillant, je me suis laissé emporté par l’émotion dans le dernier chapitre.

Au final, ce fut une belle découverte. Un livre qui vous m’a fait dépasser certaines barrière, et qui m’a donné envie d’aller chercher encore un peu plus loin dans la pile de romans qui attendent, tout autour de moi.

Les heures fragiles

Les heures fragiles

Avec déjà trois romans engloutis en ce début d’été, je n’avais pas envie de sortir de cette bulle. J’avais trouvé un rythme, une ouverture nouvelle à des lectures plus fluides, plus modernes. Parmi les quelques titres qu’on m’avait soufflés, « Les heures fragiles » avait retenu mon attention. Le résumé m’était sorti de la tête, mais je savais qu’il y était question d’une mère et de sa fille ado, d’une première rupture,… Thèmes qui, au moment de l’achat, m’avaient fait penser à un roman que Madame aurait pu aimer… même si, pour l’instant, elle avait mis ses lectures de côté.

C’est finalement moi qui ai ouvert le livre en premier, découvrant ainsi mon premier Virginie Grimaldi. Et très vite, j’ai compris pourquoi on m’en avait parlé : une écriture incroyablement fluide, qui alterne les chapitres entre Diane, la mère et Lou, sa fille. Mais j’ai aussi compris tout aussi vite que le sujet ne serait pas aussi “léger” que je l’avais imaginé. Lou a seize ans, et derrière son sourire d’ado, Diane découvre des indices inquiétants dans son téléphone. Quelques chapitres plus loin, Lou est placée dans un centre spécialisé.

Je ne m’attendais pas à ça. Un roman qui parle d’idées noires, de mal-être adolescent, de suicide… j’avoue que je n’étais pas préparé. Moi qui ai tendance à rester dans mes lectures où tout va bien — si ce n’est la fin du monde, je me suis retrouvé à devoir accepter ce virage. Mais finalement, j’ai lâché prise. Je me suis laissé toucher, sincèrement, par ce que traversent Diane et Lou. L’angoisse d’une mère qui se sent impuissante. Le vertige d’une adolescente qui ne trouve plus sa place dans le monde. C’est fort, ça sonne vrai.

Et puis, il y a ce fil du passé, qui se glisse doucement et qui donne une autre profondeur à l’histoire et qui amène à cette fin que je n’avais pas vue venir. Peut-être ce genre de petit détail qui fait la renommée de l’auteure française.

En refermant le livre, j’avais l’envie de poursuivre, de me replonger, dès le lendemain, dans un nouveau roman.

Histoire de m’assurer de ne pas commettre de faute

Histoire de m’assurer de ne pas commettre de faute

Parfois, il faut un peu de motivation pour s’y remettre, même si l’on sait que cela fait du bien, que cela vide l’esprit… Alors, certes, 200 pages, ce n’était pas un grand défi, j’en conviens mais cela faisait si longtemps que je n’avais plus eu l’occasion de me plonger dans un roman.

J’ai piqué Double Faute à mes filles. On y parle d’un père qui pousse un peu trop loin ses deux fils à devenir des champions de Tennis. Je me suis dit que si l’on transposait le thème au Basket, je me devais peut être quand même approfondir le sujet.

« Depuis leur plus jeune âge, Ulysse et Ludovic sont entraînés par leur père pour devenir champions de tennis. À tout prix. Un jour, Ulysse craque et décide de tout arrêter. Dès lors, Ludo n’a plus le droit de perdre. Et tout vient séparer les deux frères. Jusqu’au drame… »

Si la première partie fait un peu le contre pied à « La méthode Williams » , on s’intéresse surtout, tout au long des pages aux sentiments d‘Ulysse, l’un des deux frères et sa quête d’identité comme le font les ados face aux aspirations de leur parents.

Cela nous emmène dans une seconde partie qui m’aura fait penser à l’excellent film « J’aime regarder les filles » avec un étrange rapprochement entre séduction et match de Tennis.

Le twist final démarrant plutôt bien, avant de prendre une direction un peu trop dans l’air du temps à mon goût.

Écriture fluide — c’est du roman ado — qui manque parfois un peu de profondeur. En revanche, il y a peu de chance que les nombreuses références à la grande littérature aient fait mouche chez mes lectrices trop peu expérimentées… voire même les clins d’œil au récit de la Grèce Antique que ne manque pas de proposer l’écrivain Isabelle Pandazopoulos.

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