Fury of the Furries est l’un de ces jeux qui nous aura marqué mon frère et moi au début des années 90. Pourquoi, la question est d’ailleurs assez intéressantes, mais le fait est qu’aujourd’hui encore, il fait encore partie de ces jeux mythiques dont nous parlons souvent et sur lequel nous plaçons de nombreuses références.
Dans ce reportage « Un Pixel + Un Pixel« , la télévision française se penchait sur le jeune studio bordelais Kalysto – Atreïde, alors entrain de développer Fury of the Furries sur Amiga. Le frangin Pype sera d’ailleurs intéressé à voir à l’oeuvre l’éditeur de niveau, pour ma part je peux voir que Frédéric ‘Moby’ Motte, l’une de mes idoles de M.A.O. travaillait dans le studio français et pas de sa chambre comme je l’imaginais pour composer les bandes son mémorables de ce jeu !
Bon alors, qui ne connait pas les Giana Sisters !? Non, il ne s’agit pas de mes deux petites jumelles, notez-que cela aurait été évidemment assez comique si je les avais appelées Giana et Maria. La série Giana Sisters doit évidemment parler à tous bons joueurs sur Micro Ordinateur de la fin des années 80. Imaginez donc, alors que depuis plusieurs mois, je rêvais moi aussi de pouvoir jouer à Super Mario Bros sur ma télévision, j’allais découvrir une disquette qui allait changer ma vie : The Greatest Giana Sister se présentant à l’époque comme un clone de Super Mario Bros pour Commodore 64. Pendant de longues années, Giana Sister est resté pour moi la référence en jeu de plate-forme et s’il fallait un jour m’annoncer une bonne nouvelle vidéo-ludique c’était bien le retour des sœurs Giana… Chose d’ailleurs qui fût faites en 2009 sur la petite Nintendo DS. Graphiquement réussi, l’épisode portable manquait toutefois de challenge pour un amateur de jeux de plate-forme. D’autant que les premières aventures étaient d’un niveau à mon avis plus corsé que le premier Mario.
Alors, vous me demanderez pourquoi diable le fan de Giana Sisters que je suis ne se met à jouer que maintenant au nouvel épisode Twisted Dream, alors que le jeu est disponible sur PC depuis près de 8 mois. C’est vrai, c’est une bonne question ! D’autant que j’ai suivi avec un intérêt extrême la réalisation du projet lancé sur KickStarter et que j’ai régulièrement envisagé d’y contribuer histoire de bénéficier de quelques goodies collector, comme par exemple le CD de la bande son ! La vérité est que c’est dans mon salon que je peux m’octroyer du temps pour jouer. Papa Gamer de 35 ans, je n’ai plus de PC pour jouer, j’ai donc attendu, prier et attendu l’arrivée des Frangines sur ma Playstation 3 !
C’est donc le cœur battant qu’après avoir téléchargé pas moins de 1,5go de données, je lance le jeu… Chargement un peu longuet pour arriver sur l’écran de démarrage du jeu,… sans musique. Une mini animation, puis enfin un peu de musique et zoupla me voilà déjà dans le premier niveau. Ce n’est pas que je ne sois pas pressé de découvrir enfin ce Giana Sisters, mais tout de même j’aurais voulu me sentir déjà dans l’ambiance dès le début… Avec l’adrénaline des premières notes. Sur ce coup-là Black Forest Games me laisse un peu sur ma faim. D’autant que coté mise en situation, l’histoire est bien maigre. D’accord, Giana c’est Giana… Elle doit retrouver sa sœur attrapée dans le vortex d’un diamant magique, c’est grosso modo le même topo que pour l’épisode sur la portable de Nintendo… mais tout de même, je n’aurais pas été contre une petite cinématique, un truc en animation ou que sais-je pour me faire vibrer… Je me retrouve juste au bout d’une prise en main rapide de mon personnage devant un gros monstre qui englouti ma sœur avant de continuer l’aventure. Mwoui… un peu déçu de la mise en bouche !
Giana Sisters Twisted Dreams – C’est beau !
D’un autre côté, graphiquement, c’est franchement beau ! L’animation visuelle de tout l’univers du jeu lorsque l’on passe du monde « cool » au monde « punk » est vraiment bien réussie et fluide. Dès le début de l’aventure Giana dispose de plusieurs compétences, sauter, casser des blocs, faire des dashs enflammés, double saut, ralentir sa chute… la prise en main de tout cela est assez rapide et surtout pas trop guidée. C’est vraiment intuitif et on s’amuse tout de suite…
Ceci dit, au bout d’un ou deux niveaux, je me pose tout de même la question suivante : Pourquoi avoir tous ces pouvoirs directement accessibles ? Cela n’aurait-il pas été plus intéressant d’en disposer petit à petit ? Évidemment, les niveaux sont construits pour devoir jongler avec tout cela,… mais la question mérite réflexion ? Quoi qu’il en soit, les niveaux sont très sympas à parcourir au début de l’aventure et l’on sent le niveau du jeu plus proche de l’épisode sur Commodore 64 et Amiga. Il faudra assez vite réfléchir un peu pour arriver au bout des niveaux.
Depuis plusieurs mois, j’envisage de publier une ré-édition de mon album « Last trip on my ship » réalisé en 1999. Si jusqu’ici la plupart de mes anciens albums sont disponibles dans une qualité similaire à celle de l’époque, à savoir le rendu direct d’Impulse Tracker, j’aimerais comme pour l’album Gimme an Amiga, améliorer un tout petit peu la qualité du rendu sonore. Mais il me faut bien avouer que je n’ai pas toujours l’oreille et/ou le matériel qu’il faut pour ce travail… Ce qui fait que depuis l’été, j’ai déjà entrepris 3 ou 4 tentatives sans en être pleinement satisfait.
J’aimerais donc pouvoir recevoir l’avis de certains d’entre vous… quelle version des trois titres sélectionnés préférez-vous. La version originale, sortie brut de Schism Tracker ou du CD d’origine (à savoir donc issu d’Impulse Tracker)… la version « Ozone« , issue d’un talonnement complexe de l’outil de mastering du même nom… ou la version « T-racks » basée sur les presets de mastering que j’ai utilisé pour mes albums plus récents. Je ne vous livre pas mon avis ici, afin que vous puissiez être neutre dans votre choix.
Hé oui, pendant que vous étiez devant votre télévision à trouver les diamants cachés de Sonic et la Star Zone cachée de Super Mario World, moi je partais au secours de la Zoubida sur mon tapis volant ! Comme je vous en avais déjà parlé, quand CJ était petit, les consoles de jeux n’étaient pas admises à la maison. J’avais eu le privilège d’être l’un des premiers équipé informatiquement dans le quartier, avec mon super Commodore 64, mais il fallait bien admettre qu’en ce début des Nineties, il commençait à faire pâle figure au coté des Megadrive et Super Nintendo…
Ceci dit, mes deux meilleurs amis n’avaient pas plus de consoles que moi chez eux à cette époque… Allait commencer la grande aventure du jeu sur PC ! Bon, il fallait bien admettre que celui que nous avions à la maison était loin de me donner envie. Avec son écran monochrome et son beeper intégré, il n’avait pas grand chose pour rivaliser coté jeu avec le commodore 64, si ce n’est un chargement un peu plus rapide. Mais fallait-il encore en trouver, puisque le paternel avait choisi de brider l’appareil avec un lecteur 5’1/4 à l’ancienne.
The Blues Brothers – Titus
C’est donc avec mes amis Alain, Julien et Vivien que j’allais partir en quête de substituts de Super Mario, et l’un des premiers titres à faire son effet sera Blues Brothers réalisé par les français de Titus. Plus que probablement très inspiré par Tic & Tac : Rangers du Risque sur NES, ce jeu de plate-forme en utilise une mécanique assez similaire, la possibilité de contrôler deux personnages en même dans un jeu de plate-forme, où nos deux héros peuvent ramasser des caisses, qui leur serviront d’armes contre leur ennemis ! Graphiquement le jeu est bien réussi et offre en mode VGA, un style graphique un poil au dessus des jeux NES. Les musiques reprennent les thèmes de Blues Brothers, et même en mode PC Speaker, le résultat est attractif. Séduit par la qualité du jeu, je serai alors à l’affut des jeux suivants que seront notamment la série Prehistorik et Les Aventures de Moktar.
Moktar, Moktar, mais oui bien sur ! C’était l’amoureux de la Zoubida, celle-là même qui offrait une nouvelle place dans le TOP 50 à l’humoriste français Vincent Lagaff. Si pour moi à l’époque Moktar était le meilleur jeu de plate-forme de tous les temps, sur mon PC, du coté de chez Titus le projet Moktar était un projet tout ce qu’il y a de plus alimentaire. Réaliser un jeu vidéo sur ce que nous appellerions maintenant un buzz, en 2 ou 3 mois, en reprenant le code déjà pondu dans Prehistorik et Blues Brothers, dixit le chouette article publié dans le Pix n Love #15, dont j’ai terminé la lecture pendant mes vacances.
Blues Brothers, Prehistorik, Les Aventures du Moktar, des titres estampillés Titus qui ont grandement marqué ma jeunesse de joueur sur PC du début des années 90. A cette époque, pas de console à la maison et il faut bien admettre que ces productions françaises avaient ce petit quelques choses d’addictifs. En farfouillant dans les disquettes de jeux, en me baladant dans les magasines, j’étais alors toujours à la recherche d’autres jeux Titus, pourtant ce n’est qu’aujourd’hui que je découvre Super Cauldron qui fut dispo en 1993 sur PC, Amiga et Atari ST, les bécanes de l’époque.
Il est vrai que ce troisième opus de la série Cauldron est assez méconnu, et surtout très dur à trouver de nos jours. Le scénario est assez simple : notre sorcière bien-aimée, qui a un peu rajeuni pour le coup (il doit s’agir de la petite-fille de celle que nous connaissions dans les deux premiers volumes), cherche à remettre la main sur ses sorts qui lui ont été dérobé par le sorcier local. Commence alors une aventure qui va mener notre charmante héroïne depuis la forêt où elle a élu domicile, vers la rivière qu’elle devra traverser, jusqu’au village local et, enfin, au château de l’infâme usurpateur. (A découvrir sur GrosPixel)
Le titre s’inspire d’une série existante à l’époque notamment sur Commodore 64 et me fait penser, d’un premier coup d’oeil à Hocus Pocus d’Apogee Software. On y retrouve pourtant bien l’esprit graphique et la manière de construire les niveaux à la Titus… un peu entre Moktar et Prehistorik 2.
Diable, que j’aurais aimé découvrir ce titre en 1993 !