Zoupla, aujourd’hui c’est la reprise. La semaine prochaine, ce sera la rentrée des classes. Les vacances sont terminées ! Vacances ? Mais quelles vacances ?
Il faut bien l’avouer, le bilan de ce mois d’aout est un peu déprimant. Si en juillet, nous avions espoir d’un mieux de cette crise du COVID19 pour envisager oublier les vacances annulées en Écosse et partir en dernière minute quelque part, les mesures resserrées et l’évolution chez nos pays voisins ne nous ont pas vraiment offert d’opportunité d’aller voir ailleurs. Comment imaginer des vacances à l’étranger avec 4 enfants sans visites, balades dans les villages, pauses sur une terrasses et après-midi piscine… Si j’avais bien commencé au début des vacances à rassembler quelques idées pour organiser des « vacances à la belge », les mêmes contraintes sont venues se glisser dans l’équation à l’heure où notre gouvernement craignait l’arrivée d’une seconde vague. Payer le prix fort pour un parc comme Pairi Daisa sans pouvoir en profiter, en jonglant avec le masque, éviter les pauses WC, plaine de jeux et l’étape au restaurant… Nos deux mois de vacances se sont donc réduits au jardin, balades dans les bois pour promener madame Padmé, quelques barbecues entre amis et beaucoup d’heures dans la piscine pour les enfants !
Voilà déjà quelques mois que j’en parle, la marque Micro Machines devait faire son retour en 2020. Les toutes, toutes petites voitures créées par Galoob à la fin des années 80 avaient poursuivi leurs aventures pendant de longues années lorsque la marque fut rachetée par Hasbro à l’approche du nouveau millénaire. Chez nous, depuis plus de 10 ans, nous ne trouvions plus que tout ce qui touche à la licence Star Wars, elle aussi entre les mains de Hasbro. Mais depuis le début de l’année dernière, Hasbro et Wicked Cool Toys avaient annoncé le retour des Micro Machines dans les magasins de jouets !
Si chez nous, il faudra probablement encore attendre la fin de l’automne pour les voir apparaitre dans les catalogues de Saint Nicolas, aux Etats Unis, la chasse aux éditions « collectors » est déjà lancée, malgré la crise du Coronavirus, puisque celle-ci sont disponibles depuis le mois de juin en exclusivité via la chaine Wallmart !
Ce matin, le facteur vient de me déposer un colis qui me tient particulièrement à coeur, que mon ami Len m’a envoyé depuis l’autre coté de l’Atlantique et j’ai donc l’incroyable chance de pouvoir découvrir en primeur à quoi ressemblent ces nouvelles Micro Machines autrement que depuis les photos qui circulent sur les groupes de passionnés.
J’ai donc ici le plaisir de pouvoir découvrir trois des quatre premiers sets qui ont été diffusés dans les magasins : Muscle Cars, Farm et Construction. Ces premiers sets proposent 3 Micro Machines. Entre temps, des sets de 5 Micro Machines ont commencé à arriver dans les rayons, ce qui correspond au nombre de voitures miniatures qui composaient ceux de notre jeunesse.
Ce « retour de l’épidémie » m’étouffe. Je commençais tout juste à faire mes courses derrière mon masque sans le stress des derniers mois, les enfants étaient partis au camp, j’imaginais sortir un peu, un parc animalier, un musée,… peut-être prendre la poudre d’escampette au mois d’aout… Et puis bardaf… ce voile anxiogène retombe sur nous.
Comment interpreter la situation, entre les inquiets, les politiciens, les complotistes, les média à clic, les cartes blanches, les bons samaritains, les amis, la famille… Que pensez de tout cela ?
De l’autre coté de l’Atlantique, les America’s Frontline Doctors cherchent à laisser leur message pendant que Google, Facebook et Twitter tentent de les museler… à raison probablement.
« On confond pandémie avec menace mortelle » (carte blanche)
Chez nous, de manière plus diplomate, on peut lire cette carte blanche dans Le Vif
(…) La culpabilisation abusive et généralisée de la population rendue à tort responsable d’une épouvantable peste imaginaire muant les enfants fréquentant les grands-parents en assassins potentiels. La disparition du sourire. La disparition de la confiance. La disparition des manifestations de l’empathie, de la solidarité, de l’amitié, de l’amour. La disparition de la communication autre que par l’ersatz sans substance des écrans. Qu’on peut apprécier, mais seulement (comme tout ersatz) faute de mieux. (Une carte blanche à lire sur Le Vif)
Sans accepter l’idée d’inutilité de choix faits, je lui préfère ce ton plus ouvert à la réflexion personnelle que par exemple la « Contribution Externe » publiée ce matin dans La Libre. Je n’aime guère ce genre de dossier qui n’exposent plus des faits, ni des hypothèses mesurées, mais juste du blogging mis en avant par un source que je considère « fiable ».
Mais ce n’est pas le seul motif pour lequel les virocrates me « saoulent grave ». N’êtes-vous pas vous aussi fatigué de ces espèces de Saint-Nicolas de pacotille venues nous expliquer d’un ton condescendant qu’il faut bien être sage… pardon : « appliquer les gestes barrières » ; que nous ne nous sommes pas comportés comme il le faut ces dernières semaines ; que Maman Sophie aurait dû nous punir plus fort ; que Sinterklaas alias Marc Van Ranst est « fier de nous » parce que nous avons été tranquilles à Pâques, et j’en passe … S’il y a bien une chose que je ne supporte pas, c’est qu’on s’adresse à moi comme à un gosse. J’ai en effet la faiblesse de penser qu’à force de s’adresser à ses concitoyens sur un ton mi-doucereux, mi-réprobateur comme on le ferait à un petit garçon, ceux-ci finissent par se comporter comme tels. (Un sujet à lire dans La Libre)
On peut se rendre compte ainsi qu’il devient difficile de garder la situation sous contrôle tant l’idée de virocrate s’immisce dans les esprits… Pour ma part, j’avale a chique, je n’ai pas encore d’avis… je ne peux juste que me dire que je nous pas Noël plus aisé que l’été, et cela, je vous avoue que cela me déprime grandement ! Je n’ai déjà plus très envie d’enchainer les soirées et barbecue, de chercher des activités à faire tout près de chez nous.
La semaine dernière, à quelques jours du retour en arrière, j’avais poussé jusqu’à faire quelques achats chez IKEA,… aux Pays-Bas ! Une histoire d’armoires blanches dont la production en Belgique n’est plus assurée, mais dont je pouvais encore trouver 20 pièces à 1 heure de route. Allé, ça me fera une petite sortie ! Je vais même voire des moulins si je passe sur l’une ou l’autre petites routes. Si j’ai bien ramené mes 20 armoires à bon port. J’ai tout de même été surpris de constater sur place que j’étais le seul à porter un masque dans un magasin pourtant organisé en mode COVID#19 de manière très similaire à chez nous.
Je me confortais encore dans la lecture d’un billet de Bernard Rentier, ancien recteur à l’Université de Liège, qui expliquait entre autre que la lecture des statistiques et des tests présentées par les média donnait une image probablement disproportionnée de la gestion de la crise.
Il est vraiment indispensable d’arrêter d’exprimer les résultats des tests de la #COVID_19 en ‘nombre de nouveaux cas’ mais plutôt en un rapport ‘nombre de tests positifs / nombre de tests réalisés’. Et de toujours préciser la proportion des positifs asymptomatiques et symptomatiques légers. (Un billet à lire sur le Blog Ouvertures Immédiates)
Bon, sur ce, je vais me déconcentrer sur la recherche Neowise dans le ciel, surveiller les guêpes qui s’incrustent dans mon jardin, chercher par où s’échappe le chien, rallumer la chaudière qui s’est encore bloquée et tuer des zombies…
A mon avis, tu ne t’imaginais pas te retrouver dans une telle aventure. Tu étais bien tranquille avec ta maman et tes frères et sœurs. Et puis bardaf, on t’a emmené dans un vaisseau spatial, un coup d’hyper espace, et voilà dans une galaxie lointaine, bruyante et animée. Quatre jeunes padawanes à te courir après, te porter, t’appeler… et te faire courir sur leur planète. Tu avais tout juste pris tes marques, et assez vite d’ailleurs, que puif, encore un coup d’hyper espace et voilà qu’il fait plus calme… où sont-ils donc ? Ah brouf, les revoilà !
Bienvenue Padmé !
Oui, vous l’aurez compris, notre déjà grande famille a accueilli Padmé, une jeune Cavalier King Charles après de longues années, mois et semaines de discussion sur le sujet. Si évidemment les enfants ont toujours été plus que motivés à avoir un chien à la maison, hormis peut-être Juliette, de mon côté, je n’ai jamais été très « chiens ». Difficile à expliquer la raison, ceux de mes amis ne me posaient pas trop problèmes étant enfants, mais je dois bien admettre que de Boule et Bill à Beethoven en passant par 4 Bassets pour une Danois… Les papas se font toujours avoir dans les histoires de chiens… et ils cassent tout !Bref, vous allez voir sur les photos qui suivent qu’avec la bouille qu’elle a et ces yeux qui vous montrent qu’elle cherche à bien faire. Il ne lui a pas fallu trop longtemps pour que j’apprécie jouer avec elle, moi aussi. Quoi qu’il en soit, l’arrivée d’un chien à la maison n’est jamais une question de raison ou de plus et de moins sur une liste. Comme un enfant, cela se terminerait avec plus de moins que de plus… Mais cela demande de riches échanges avec toute la famille pour bien se préparer !
Par ailleurs pour notre déjà famille nombreuse, le choix d’un Cavalier King Charles était la meilleure option. Pas trop gros pour les enfants, plutôt calme et docile quand elle aura grandi. Si j’ai eu de beaux sourires de Charly qui rêvait d’avoir son chien, j’ai aussi souvent tout droit à beaucoup d’air quand il s’agit le matin d’aller surveiller pour qu’elle fasse ses besoins, mais j’y étais préparé !
Toutoutpourlechien.com
Quoi qu’il en soi, il s’applique comme un enfant peu le faire à s’occuper de sa Padmé.
Le Cavalier King Charles Spaniel, ce chien de petite taille, adorable et calme, fera sûrement le bonheur des maîtres recherchant un chien de compagnie. Cette race de chien aura besoin d’une dépense journalière pour se sentir bien. Par ailleurs, son caractère tempéré nécessitera une éducation douce qui devra commencer tôt afin de partir sur de bonnes bases ! (En savoir plus sur le Cavalier King Charles)
Bon, on va le dire encore une toute dernière fois, sans toutes ces histoires de virus, nous serions sur les routes d’Ecosse pendant que les trois grands étaient au camp. Allé, on n’en parle plus maintenant ! Si un temps nous avions pu être inquiet d’un retour des enfants à l’école, nous l’étions un peu moins de l’organisation de leur camp début juillet. Plongé dans une bulle fermée pendant 10 jours, les risques nous semblaient moindre que l’école. Perdu dans les bois à quelques kilomètres des Ardennes françaises, ils allaient pouvoir vivre une semaine comme des louveteaux fous en oubliant un peu l’ambiance nerveuse du déconfinement.
Camp Louveteau, Louette Saint-Pierre, 2020
Nous voici seuls avec notre petite Rose,.. assise devant la fenêtre dès le lendemain à attendre que les grands reviennent. « Ils me manquent ». Enfin seuls… Pas si seuls que cela, depuis le début juillet nous avons accueilli Padmé dans notre famille. J’étais probablement le moins enthousiaste de l’arrivée d’un chien à la maison, mais il faut bien admettre qu’en plus de cette bouille craquante, elle s’est très vite adaptée à ne pas nous rendre la vie compliquée.
Bienvenue Padmé
Bien que j’ai pris quelques matinées à préparer des sorties en Belgique, la motivation n’y est pas tant. Rien à faire, prendre le risque d’aller dans une ville, d’éviter de m’assoir à une terrasse, la complexité pour réserver des activités tout en pouvant profiter de la ristourne famille nombreuse, payer ces dernières un prix important sans vraiment en profiter… Cela ne me donne guère l’envie de quitter mon jardin. Oh, j’en avais bien pour 3 heures A/R pour récupérer les enfants au camp, j’en ai profité pour papoter avec le frangin des Jeunes Mécanos. J’ai rempilé avec 2 heures pour partir en quête de Trones IKEA blanc aux Pays-Bas. De quoi me rendre compte que j’étais le seul avec un masque de ce coté de la frontière. Le mois de juillet nous a permis de revoir tout ceux qui nous manquaient, ou presque.
Et puis, il y avait ce premier matin de juin où Rose me dit :
– Papa, ils existent vraiment les moutons ?
– Oui, bien sur !
– En vrai ?
– Oui
– Alors pourquoi on ne les vois jamais ? Moi j’aimerais bien les toucher, les promener et couper leur cheveux. Parce quoi moi je suis une vraie madame des animaux de compagnie !
Bon, c’est que des moutons, Rose en avait déjà vu, mais elle était plus petite. Et le confinement a dû un peu jouer. Alors je lui ai répondu, « On ira en voir pendant les vacances »… Il ne s’est plus passé un jour sans qu’elle demande si on va aller voir les moutons. Après quelques recherches, nous avons finalement trouvé une belle manière de voir moutons, vaches, poules, cochons et ânes…
Rose voulait voir des moutons – La Ferme de Haya – Petite Snorkys Photography
Nous prenions donc la route samedi dernier pour la Ferme du Haya, perdu dans les campagnes intemporelles du Condroz, à Ocquier. Là-bas, agriculteurs et cultivateurs veulent ont choisi de partager leur métier pour cultiver le lien entre consommateur et agriculteur. Favorisant le circuit court, la Ferme organise des visites pédagogiques de ses infrastructures et animaux pour renforcer encore un peu ce lien. Nous voici donc pour 2 heures de promenades en petite bulle. On prépare les biberons pour les veaux, on découvre comment on nourri les vaches et ce qu’elles mangent. On se promène dans le pré de cochon, on vérifie si les poules ont pondu… On cueille du trèfles, non pas pour les jeunes taureaux, mais pour quelques ânes… et aaah, voilà les moutons ! Une bien belle journée avec notre Rose qui se termine avec une bonne tartine de Pâté de la Ferme.