Combien de fois ne l’entends-je pas cette rengaine que mes deux miss me servent quand je leur demande de ranger leur chambre, de sortir leur cours pour étudier, de vider le lave vaisselle, de faire autre chose que d’avoir le nez sur leur téléphone…
Alors, ce weekend, avec les Exams qui arrivaient, cette impression d’avoir deux « craaaaaazyyyyyy » au plafond, ça m’est sorti tout seul hors de ma tête…
« Ça m’a saoulé lé, saoulé lé… »
Et là, comme souvent, dans ma tête en quelques secondes je ne suis plus dans la cuisine. Il y a des rimes qui se placent…
Maman m’a dit range ta chambre, Saoulé lé
Papa m’a dit faut aller bosser, Saoulé lé
Et moi je voulais sortir ce dimanche !
Et moi je voulais aller danser
Ça m’a saoulé lé, saoulé lé…
Ça m’a saoulé lé, saoulé lé…
Ça m’a saoulé lé, saoulé lé…
J’ai le truc qui me tourne en tête, ça ne fait rire que moi… J’ai déjà une Compagnie Créole qui invente la mélodie… et en général… quelques minutes plus tard, tout s’est évaporé de mon esprit.
Sauf que… je m’en excuse auprès des Ours Polaire… avec l’IA… et pourtant je tente de résister… Si je lui demande pour me faire une musique un Zouk à la Compagnie Créole, que je lui partage mes paroles, ma petite mélodie en tête… en quelques minutes… Ben j’ai le tube de l’été… un truc remplis de rayon de soleil que tu ne peux plus sortir de ta tête… Saoulé lé, Saoulé lé
Et si lui donne une photo de mes filles, que je la triture en mode Créole vieux 45tour…
Et voici que se termine ta, seulement, deuxième saison de Basket ma lionne !
Je la regarde avec des yeux d’un papa, certes, peut-être un peu trop passionné. Je la regarde aussi après avoir vécu une première année un peu euphorique qui me laisse dès lors, aujourd’hui avec un petit manque.
27 matchs joués en rouge, sous les couleurs de l’Alliance Flémalle, 3 entrainements semaine avec ton coach Guillaume ainsi qu’avec Camille pour continuer à progresser. Des entrainements spécifiques avec Fred, des séances collectives avec les Panthers et quelques stages chez les verts avec ta copine Juju. Je me suis donné pour tu progresses ma lionne !
Tu quittais, l’année dernière, une équipe U10 où tu étais la plus grande pour monter en U12, dans une équipe entre nouvelles recrues et jeunes joueuses déjà très expérimentées. Pas si facile pour toi d’y trouver ta place alors que tu n’avais pas encore 10 ans. Parce que derrière la hargne et la volonté que tu mets pour atteindre l’objectif que l’on te fixe, tu as aussi cette hyper-sensibilité à l’autre, ce besoin que l’on cadre ton attention, l’envie de bien faire, de te sentir inclue… Et il aura fallu un peu de temps pour qu’un équilibre se forme dans l’équipe entre les trajectoires de chacune.
« Une année d’apprentissage » comme le dit Mister T. Parce que, l’air de rien ce changement de catégorie implique tout de même une autre manière de jouer, mais aussi des adversaires devenant cette fois plus grandes, plus larges et parfois déjà plus avancées que tes deux années de Basket. Mais quand la lionne en toi vibrait, jamais tu n’as douté de toi. Montant ta balle, appliquant le travail fait avec Fred pour traverser le terrain et essayer quelques choses…. parfois peut-être oubliant alors un peu les copines, tant que ton objectif n’est pas atteint.
L’année prochaine, tu rejoins l’équipe U12 de Nadège qui saura t’apporter le cadre dont tu as besoin… « Ah oui, avec Nadège, là j’ai transpiré » m’as-tu dis lors des quelques entrainements auquel tu as participé cette année. Je suis enthousiaste à te voir progresser sous son impulsion, avec de nouveaux objectifs, plus de consignes qui colleront, je le pense à ce qu’il te faut. Tu y retrouveras plusieurs filles avec qui tu as joué cette année mais aussi ta copine Mia dont tu attends le retour depuis l’année dernière. Et tu devrais même déjà mettre les pieds dans l’équipe U14 que rejoigne tes coéquipières plus âgées de cette année.
Oui, l’année prochaine est déjà pleine de promesses !
Partirons-nous, partirons-nous pas, telle fut la question cet hiver. Les vacances de printemps des enfants tombant cette année tout début mai, l’idée d’aller chercher le soleil pour se détendre était évidemment tentante… Mais fait deux fois tant de kilomètre était aussi un frein. Et la crise à la pompe à essence tombée quelques semaines après notre réservation se sera d’ailleurs fait sentir !
Et puis, il y avait le partir où ? Les Center Parks étaient particulièrement chers, là où les vacances en camping en France étaient à tarif très attractif. Il y avait d’ailleurs déjà quelques années que nous n’étions plus retourné dans ce petit coin du sud de la France que nous appréciions, autour de Montpellier, région que l’on nomme dorénavant : l’Occitanie.
Alors zou, leur est à faire les valises, grimper dans le Multivan encore sous le choc des tempêtes de grêlons, en faisant cette fois, une étape à Dijon pour prendre le temps.
Hôtel Inn Design Dijon Est – Quetigny
Dijon
Une étape à Dijon, voilà qui nous permet de démarrer calmement les vacances. 5h de route pour rejoindre l’hôtel choisi en périphérie, l’Hôtel Inn Design de Quetigny. Celui-ci se trouve à un petit quart d’heure du centre ville, et l’idée était de stratégiquement ensuite s’y rendre avec le tramway. C’était sans compter qu’en France, le 1° mai, tout est à l’arrêt, ce compris les transports en commun. Pas de Bus, pas de Tramway. Il faudra donc s’y rendre en voiture et fort heureusement, j’ai bien ma petite vignette Critic’ Air !
Le vieux Dijon reste animé en ce 1° Mai, nous aurons même droit à la parade des syndicats, mais les commerces eux, sont fermés. C’est tout de même l’occasion de visiter cette jolie ville sous un large soleil que nous n’avions plus connu depuis un bon moment en Belgique. Nos précédentes visites de la ville avaient été éphémères et nous avions ratés les plus beaux spots qu’offrent la ville ! Il faut ensuite occupé les ados, et oui… nous finirons au Cinéma, tout proche de l’hôtel pour une séance en famille.
Camping Sandaya Aloha
Mon envie était de retrouver un camping au bord de la Méditerranée. De pouvoir me promener sur la plage depuis notre cottage comme j’avais pu l’apprécier il y a quelques années au Blue Bayou. A cela bien évidemment, fallait-il trouver un camping offrant le plein de toboggan et une super piscine pour les Ados.
Notre choix s’est finalement fixé sur le camping Aloha de la chaine Sandaya à Serignan, un peu plus à l’ouest de Montpellier entre Agde et Narbonne, soit une zone déjà bien éprouvée en visite.
Certes, la météo des premiers jours faisait grise mine, comme un peu partout en Europe et notre position en bord de mer nous exposait à un vent particulièrement soutenu. Pas vraiment de quoi profiter à 100% d’une piscine ou même des activités proposées dans le Camping. Le grand Ado en mode solitaire a rencontré peu d’énergumènes de son espèce, les vacances françaises étant terminées, mais les filles, elles, s’en sont données à coeur joie dans la piscine !
Pour ma part, comme je le souhaitais, c’est surtout sur la plage que j’ai apprécié ces moments, mais… à défaut d’en avoir ramené des clichés, resto, apéro et bien sur la piscine étaient particulièrement accueillant !
Petite à petit, de manière récurrente, Le Pumpkin Spice Café, mis en avant dans les librairies, a commencé à m’intriguer. D’abord la couverture, puis ce petit résumé au dos qui laissait entrevoir une lecture plus… épicée. J’ai fini par « craqué » le mois dernier, une fois le dernier Hunger Games terminé.
On y découvre Jeanie, qui hérite du Pumpkin Spice Café dans la petite ville de Dream Harbor, bien décidée à changer de vie. En face, Logan, fermier du coin, plutôt du genre à rester dans son coin et à éviter les autres… jusqu’à ce que l’arrivée de cette citadine un peu trop optimiste pour lui ne vienne perturber son quotidien entre cageot de citrouille et ses alpagas. On sent vite venir le choc des deux mondes, entre douceur sucrée et caractère bien trempé… Et ce coté « Spice Café » alors ?
Dès les premières pages, le ton est donné pour nous faire un clin d’œil à la série télévisée Gilmore Girls. Le pseudo de l’autrice, Laurie Gilmore était déjà un signe, et cette petite ville de Nouvelle-Angleterre, Dream Harbor, rappelle forcément quelque chose de Stars Hollow. Même ambiance cosy, même galerie de personnages, même sensation d’un monde un peu hors du temps.
Ceci dit, je n’en ai plus que quelques souvenirs des histoires de Rorie, Lorelei et Soukie… (oui, désolé, Luke, moi je n’y avais pas fait attention), pas assez pour en faire un vrai comparatif.
De mon côté, assez vite, la rythmique de la rencontre entre Jeanie et Logan, les habitants qui gravitent autour d’eux, ce côté un peu cloisonné de la ville… m’ont surtout donné l’impression d’être plongé dans un épisode de la série vidéoludique Harvest Moon. Entre petits commerces, histoires de cœur et petite intrigue en toile de fond, j’ai même fini par visualiser tout ça comme un univers un peu manga dans ma tête, ce qui n’est pas vraiment mon habitude.
Et puis, il y avait ce fameux côté “spicy” que j’attendais au tournant. Et là… il s’est fait attendre. Le roman est court, à peine 250 pages, et je me suis surpris plusieurs fois à me dire : bon, il va se passer quelque chose, ou pas ?
Il faut être patient… mais oui, à un moment donné, ça monte d’un cran !
Rapidement terminé, j’ai apprécié la recette qui se laisse aller sur son coté sucré avant de venir glisser ses petites touches épicées. Il y a dès lors tout un univers à venir découvrir prochainement avec les tomes suivants !
J’arrive au bout d’avril, les deux pieds dans cette forme de mélancolie un peu brumeuse des matins où le soleil pointe le bout du nez à l’horizon, avant que le brouillard ne quitte la vallée de l’Ourthe pour s’étendre sur notre hameau. Chaque journée, dans course folle fait place à la suivante. Réveil en fanfare, départ pour l’école, les bouchons, le boulot, les entrainements de Basket, la série du soir devant laquelle en quelques secondes, je m’endors.
Dans ce mois d’avril, quelques moments sont venus apporté un de couleur. Les 17 ans de Charly, qui chante autant qu’il ne rouspète. Qui fait sa vie dans toute la vallée, avec ses amis. Parti quelques jours en voyage scolaire puis à Walibi… C’est la vie de Charly.
Il y a également eu l’incroyable spectacle de Juliette. Ce moment qui une seule fois par an nous laisse plein d’admiration sur ses performances de danseuse pleine d’énergie, le sourire aux lèvres.
Wouw, cette année encore, quelle moment magique que de te voir sur scène ma Juliette !!! Tu assures
Puis les matchs, encore et toujours ces matchs de Basket qui rythme chacun de nos weekends et me laissent ce goût un peu amer d’une année loin de l’enthousiasme qui animait la précédente. Reste que je suis content de voir qu’Alice prend plaisir à chaque occasion à retrouver ses copines… Un peu déçu que ce ne soit aussi magique pour Rose… Mais tout ceci n’est que surface.
Le soleil a fait son apparition ces derniers jours. Avril s’est empli des couleurs des fleurs du printemps, tout comme mon jardin, tout comme les chemins que je parcours chaque semaine, à la recherche de l’équilibre entre tout ceci.
Voici que l’on arrive au bout d’avril, tachant de ne pas perdre le fil…