Il y eu un temps où l’excitation de l’attente du retour des Formule 1 était plus intense.
Clôturée le 26 novembre, la saison précédente nous avait cette fois éviter un Grand Prix au mois de décembre. En revanche, c’est déjà le Samedi 2 mars que les bolides ouvriront le festival 2024 à Barhein.
Pas le temps de spéculer un peu sur les essais hivernaux, pas le temps de lire plus d’une page de mon magazine annuel AutoHebdo et encore moins de plonger dans mes archives pour retrouver quelques souvenirs des saisons 2014, 2004 ou 1994. Non, voilà déjà que non pas 1, mais 2 GPs sont passés.
Même pas la possibilité d’en profiter calmement devant ma télévision le dimanche après-midi. Et non, la nouvelle ère poussée par le président de la FIA Mohammed Ben Sulayem nous emmène à Barhein et en Arabie Saoudite à quelques jours du début du ramadan, les deux premiers GPs se déroulent donc le samedi. Mwoui, je deviens vieux et je rouspette… Mais je le me garde pour moi ici. Loin est le temps où je pouvais encore discuter de tout cela sur les réseaux sociaux avec mes autres amis amateurs de Formule 1.
Clôturée en décembre, relancée le premier weekend de mars ! L’intersaison du championnat de Formule 1 n’a jamais été aussi courte ! Je n’ai même pas eu le temps de me réjouir de la reprise, de spéculer sur les essais hivernaux ou d’entamer la super série retraçant les grands moments de la saison 2022 sur Netflix, que… Vroooum ! C’était déjà aujourd’hui le premier GP.
J’ai tout juste eu le temps de retrouver les catalogues AutoHebdo 2013 et 2003… Et surtout ce précieux petit bout de journal que mon paternel m’avait ramené en 1993, reprenant les pilotes de cette année là !
Année Max, année rouge ? Ou surprise Signée Fernando Alonso ?
Seule une semaine séparait les essais hivernaux de Barhein au premier Grand Prix sur ce même circuit. Nous passions donc très vite de l’espérance de voir briller les Ferrari à la désillusion et au retour dominant de la Redbull Honda de Max Verstappen. En revanche, la surprise Fernando Alonso sur son Aston Martin Mercedes est bien là, et il m’aura fait vibrer durant toute la première course terminant à une extraordinaire 3° place à la régulière !
Et dire qu’il en aurait fallut de peu pour revoir notre Stoffel Vandoorne dans cette voiture verte, un temps (très court) pressenti comme remplaçant de Lance Stroll blessé aux deux mains…
Wouhouw !!!! Notre Stoffel Vandoorne national remporte le très mouvementé championnat du monde de Formule E en s’offrant un nouveau podium ce matin !!!! Merci pour ces moments intenses Stoff :)))
Depuis le départ de notre Stoffel du championnat du monde de F1 en 2018 après une saison difficile sur une Mc Laren chaotique. J’ai poursuivi mes encouragements et les différentes courses de notre pilote national en Endurance et surtout en Formule E, le championnat de monoplace électrique. Si les débuts furent laborieux dans la toute nouvelle équipe de laboratoire HWA régulièrement en panne, les bons résultats n’ont pas tardé à arriver dès la seconde saison, l’équipe devenant Mercedes EQ. Stoffel terminant 2° du championnat pour sa seconde participation.
La 3° saison fut plus décevante, jouant plus souvent de malchance que de chance, là où son jeune coéquipier Nick De Vries aura montré plus de régularité pour offrir la première couronne constructeur à Mercedes dans ce jeune championnat.
Pour cette 4° saison et dernière de l’écurie Mercedes EQ, Stoffel aura jouer le championnat de manière très stratégique. Les courses de FE peuvent parfois être très nerveuses et les accrochages y sont réguliers pouvant faire plonger le leader loin dans le classement en cas d’erreur répété ! Si cette année Stoffel n’a gagné qu’une course, Monaco s’il vous plait, il se monté 8x sur le podium lors des 16 courses de la saison. Une régularité aidée par le changement de réglementation dans les qualifications qui ne pénalisent dorénavant plus les pilotes en tête du championnat.
Le voici donc aux termes d’une saison intense en émotion, champion du monde de Formule E !
Pif, paf, poum… En quelques heures à peine le petit monde de la F1 qui jusqu’ici semblait s’être endormi en attendant un hypothétique lancement de la saison 2020 vient de s’enflammer !
Alors que la saison devait démarrer en mars dernier à Melbourne, l’explosion de la crise sanitaire liée au COVID#19 avait à la dernière seconde impliqué l’annulation du Grand Prix, alors que déjà la Chine avait annoncé ne pouvoir s’organiser. La crise grandissant, les circuits annonçaient un à un l’annulation ou un report éventuel des épreuves d’une saison 2020 dont la tenue restait incertaine.
Je prends cela pour une bonne nouvelle… C’est bête, mais regarder les F1 à la télévision me donnera l’impression que le monde se remet en route. — ChatGPT, fév. 26
Le déconfinement de certains pays faisant, l’idée d’une reprise cet été commençait à se faire sentir, plus que probablement avec un double Grand Prix en Autriche au mois de juillet, sur les terres de Red Bull. Mais hormis c’est quelques informations sur un calendrier remanier pour la saison 2020 et des courses virtuelles disputées par quelques jeunes pilotes, le petit univers de la F1 restait endormi.
Je rêvais secrètement de l’annonce de nos autorités d’autoriser la tenue du Grand Prix de Spa Francorchamps à huis-clos fin aout. C’est bête, mais savoir que mes petits bolides préférés recommenceraient à tourner me donne un certain espoir d’une retour à la vie normale… Yesss, le 15 mai dernier, notre Gaetan Vigneron annonçait sur Twitter que le Grand Prix de Belgique serait organiser cette année !
Mais depuis 3 jours, les sites spécialisés s’étaient déjà enflammé sur un sujet bien plus brulant : La prestigieuse Scuderia Ferrari et le champion du monde allemand Sebastian Vettel ont décidé de se séparer au terme de la saison 2020.
En quelques secondes, à peine avait-on le temps de se dire : « Qui pour épauler le jeune monegasque Charles Leclerc ? » d’un et pourquoi pas Nico Hulkenberg, que c’était autour de Carlos Sainz Jr, le fils à papa qui a déjà réussi à se faufiler de Toro Rosso à Renault puis Mc Laren d’annoncer qu’il rejoindra les rouges pour la saison 2021 !
Les années passent et je vous avoue être bien content de pouvoir compter tant sur mon blog que sur « mes archives » pour restructurer tout ce que j’ai en tête. J’en parlais il y a quelques jours, je suis passionné de Formule 1 depuis la saison 1994. Si déjà avant cela, mon paternel me rapportait quelques articles de presse et que nous regardions ensemble le GP de Spa Francorchamps à la télévision, à l’aube de la saison 1995, j’ai commencé à acheter mes propres revues afin de ne rien rater de l’actualité de ce petit monde ! Ma revue préférée était alors « Grand Prix Spécial » en partenariat avec la RTBF et la chaine sportive Télé 21. J’ai donc pris plaisir ces dernières années à exhumer ces revues pour mettre en contraste 20 années d’écart, mais coup de théâtre, je n’ai aucune revue Grand Prix Special éditée en 1999 dans mes cartons, mais bien un unique exemplaire de Racing Special datant du mois d’avril, revue au format similaire mais traitant conjointement de la Formule 1 ainsi que du championnat de Rally. J’ai bien, par contre, les revues de l’année 2000 qui de mémoire fut la dernière année de ce magazine.
Se pourrait-il qu’il n’y ai pas eu de Grand Prix Special édité en 1999 ou ai-je malencontreusement éliminé cette série de revue ? Je me souviens très bien avoir fait un tri important dans mes cartons F1 avant notre déménagement. J’avais choisi de conserver bien entendu tous les Grand Prix Spécial et une partie limitée des revues AutoHebdo, essentiellement celles liées à l’ouverture et la clôture de la Saison de F1. J’avais également supprimé toutes les revues néerlandophones. Si ma mémoire est exacte j’avais particulièrement beaucoup plus de revues de l’année 1999, j’utilisais régulièrement des articles néerlandais pour préparer mes dossiers de marketing pour le cours de langue de Madame Minutello, le cas de la double livrée Lucky Strike / 555 de la nouvelle écurie B.A.R. étant un excellent sujet. Il pourrait donc être cohérent que cette augmentation de revues concurrentes et la présence de ce Racing Spécial soit des éléments qui pourraient aller dans la direction d’une non publication du Grand Prix Spécial en 1999, néanmoins, je ne serais tranquille du cas de ce trou de mémoire tant que je n’en aurais trouvé l’information officielle. Et pour l’heure, je n’ai trouvé aucune piste à ce sujet sur la toile.
Presse – Formule 1 – 1999 – AutoHebdo -B.A.R.
Je me retrouve donc avec une documentation bien moins fidèle pour me remémorrer de cette saison 1999, vingts années plus tard ! L’intersaison avait été ponctuée d’une série de transfuge dans le milieu du plateau avec notamment l’arrivée de la nouvelle écurie B.A.R. motorisée par un moteur Supertec ex-Renault fondée par Craig Pollock autour du champion du monde Jacques Villeneuve qui quittait alors une écurie Williams décevante. Si les revues de présentation de la saison 1999 dont je dispose présente la monoplace dans une robe terne, la surprise fut à quelques jours du Grand Prix de Melbourne de découvrir 2 monoplaces de couleurs différentes ce qui fut rapidement précisé comme interdit par la FIA, imposant à l’écurie B.A.R. une zipette à sa tenue proposant une voiture à la livrée similaire. Lucky Strike à gauche, 555 à droite !
Parmi mes pilotes fétiches de l’époque je devais finalement, en début de saison me concentrer sur la nouvelle tentative de Michael Schumacher et sa Ferrari pour accrocher le championnat du monde puisqu’en effet, le retrait de l’écurie Tyrrell laissait mon Jos Verstappen au stand et de même Mika Salo ma 3° star devait finalement cédé sa place à Toranosuke Takagi et le néophyte Pedro De la Rosa dans l’écurie Arrows qui pouvait arboré en dernière minute une robe à la touche orangée de son nouveau sponsor Repsol.
A nouveau, Mika Häkkinen accrocha une nouvelle couronne de champion du monde obtenue à l’assaut de sa Mc Laren Mercedes, alors que le championnat des constructeurs revenait enfin à nouveau à la Scuderia Ferrari après une longue disette, le titre des pilotes échappants de peu à … Eddie Irvine. Où diable Schumi se cachait-il ? Dans son fauteuil avec la jambe dans le plâtre.
On se souviendra donc de ce crash impressionnant de la Ferrari de Michael Schumacher lors du Grand Prix de Silverstone et de son retour au bout de quelques courses seulement. Une situation difficile à gérer chez Ferrari qui devait donc mettre toutes ces chances sur le second lieutenant, au point de régulièrement demandé à Mika Salo, venu remplacé le pilote allemand de laisser passé Irvine pour qu’il revienne au championnat sur Mika Häkkinen. Une situation d’autant plus compliqué à mettre en place lorsque Schumacher reviendra pour les deux dernières courses.