Et voilà, un an déjà de passé avec Alice & Juliette à nos cotés, transformant à jamais notre jeune famille, devenue KingSize en si peu de temps. Le temps passe vite, mais nous en avons vraiment profité ! Les voir grandir et maintenant jouer avec leur grand frère Charly est un vrai bonheur ! Ce ne fut pas difficile, ce fut une sacrée organisation quotidienne ! Ceci dit, un sacré travail nous attend encore, puisqu’elles commencent maintenant à grimper partout et ne tarderont plus à tenter de marcher toute seule !
J’ai donc profité de l’occasion pour faire un rapide petit montage vidéo avec Final Cut Pro X, reprenant quelques moments passés en famille durant toute cette année… Un petit défi que je voulais relever avant d’envisager de passer à la maison aussi à ce logiciel de montage.
Je m’interroge souvent de ce que je laisserais comme trace dans ce vaste monde, noyé maintenant de technologie et d’informations… Il est parfois intéressant de regarder derrière soi, ce que nos ancêtres nous ont laissé… Mes parents ont retrouvé quelques photos et témoignages que j’ai envie de partager. Les photos que j’ai ici sont loin d’être de bonne qualité, je les ai prise avec mon Smartphone, mais elles seront suffisantes pour vous en parler.
Je connais peu chose en réalité de mon grand-père maternel Jules Gilles, décédé en 1966 à l’âge 48 ans. Je crois me souvenir qu’il travaillait à la FN d’Herstal, qu’il jouait de la trompette dans un orchestre avec ses frères et bien sur qu’il était parti travailler au Congo. Malgré un nom famille bien francophone, il fait partie de la lignée russe de ma famille et à d’ailleurs vécu à Petrograd. Si l’on remonte de quelques générations on retrouve une comtesse polonaise et des noms de famille tel que Ossipoff et Sygnevitch !
Lettre envoyée durant la guerre 40-45
Bref, sur cette photo datant de janvier 1942, on retrouve Jules et son frère Michel alors prisonnier en Allemagne. Ils arboraient le sourire pour ne pas inquiéter leur famille et ces photos servaient de carte postale afin de donner des nouvelles. En retournant celle-ci j’y trouve une lettre de mon grand-père Jules Gilles à Julia Bollen qui attendait son retour. Une lettre qui semble sortie de n’importe qu’elle histoire que l’on nous raconte maintenant autour de cette époque !
Ne m’envoyez plus rien autrement que par la voie régulière car par « Nicolas » nous n’avons presque rien reçu et pour ma part je n’ai eut que les lettres et les photos. Ca me fait bien de la peine de savoir que l’on nous escroque de telle façon pas tant pour moi mais pour vous tous qui vous privez.
Enfin il ne perd rien pour attendre.
Mon frère ne doit pas venir ici pour aucune raison. Il ne doit quitter nos parents. C’est le seul plaisir qu’il peut me faire et c’est très grand pour moi. Lorsque je signerai mes lettres : xxxxx Il faudra bien regarder à partir de la 10° à la 15° lignes et de même pour vous lorsque vous signerez Gilles Charles ou Julia Bollen.
Bien des compliments à Joseph Bollet et Ninie.
Je vous embrasse tous. Jules.
Ma mère m’a raconté il y a quelques jours, pendant que je regardais les photos qu’à cette époque, son papa Jules et les frères de celui-ci étaient de vraies têtes brulés. Prisonnier dans un camps de travail, mon grand-père devait travailler dans une usine allemande, mais se retrouvait souvent au cachot après avoir saboter les machines. Dans ce courrier il explique qu’il ne faut plus lui envoyer de nourriture, car les allemands ne la leur donne pas et surtout qu’il est impératif que son plus jeune frère Carlouchka (Charles) ne viennent plus. En effet, ce dernier faisait partie de la résistance et risquait sa vie lors de chaque visite « surprise ». Il fut d’ailleurs pour finir pris par les allemand et envoyer dans un camps de prisonnier.
Mes grands parents, Marcella & Jules – fiançailles à Liège en 1946
C’est après la guerre que mes grands-parents se sont rencontrés. J’aurais surement l’occasion de vous parler de la branche italienne de ma famille.
J’aime tout particulièrement cette photo de mes grands-parents Marcella Marcon et Jules Gilles. Elle doit dater de 1946, voir 1947, lorsqu’il se sont fiancés. On les retrouve ici se promenant dans les rues de Liège. Ils ont l’air heureux. La guerre était finie, et j’imagine, toute l’activité reprenait son rythme !
Je vais tenter de faire un meilleur agrandissement de cette photo qui me parle beaucoup et que j’ai envie de garder en souvenir !
« D700 + objectif macro + pied, tu auras la meilleure reproduction » me propose d’ailleurs Jean-François !
Cela commence bientôt à faire 10 ans que la fête d’Halloween s’est incrustée dans les magasins. Sorcières, toiles d’araignées, citrouilles découpées, et les enfants qui viennent frapper aux portes. Moi qui n’ai jamais connu cela, j’ai toujours été contre ce nouveau concept mercantile et chez nous, madame et moi n’avons jamais choisi de suivre cette nouvelle tradition qui tentait s’imposer de force !
Le soucis, c’est qu’avec maintenant un petit bonhomme qui est rentré en 1° gardienne. Pendant une bonne partie du mois d’octobre, il s’est retrouvé baigné dans les préparatifs d’Halloween à l’école. Découper des petits fantômes, peindre de jolies citrouilles, écouter des histoires de sorcières, jusqu’à la petite fête costumée… Lui qui adore les costumes, il allait pouvoir sortir son attirail de Pirate reçu pour ses 3 ans… Le voilà fin prêt en Charly Threepwood, apprenant les quelques répliques du Capitaine Haddock que je lui avait soufflées.
Je pensais m’en tenir à cela, mais une fois Halloween passé à l’école… Il nous sortait avant d’aller dormir :
– « Tu sais papa, moi je suis déçu » – « Ah et pourquoi ? » – « Tu n’as pas de citrouilles et de fumée…. »
-_-‘
Pour le lendemain, nous retrouvions une ancienne boite en forme de citrouille avec quelques chiques. Il était plutôt content le lendemain matin… mais à quelques jours de la vraie soirée d’Halloween, nous avions encore droit à :
– « Moi je suis triste, il n’y a pas de sorcières dans la maison »
Oui, c’est bien compris ! L’année prochaine, il faudra s’y coller et faire l’effort de quelques décorations de circonstance !
Aaah que je suis heureux. Cela aura pris de longs mois pour donner envie à mon Charly de jouer et construire des maisons avec ses Lego, mais depuis ses 3 ans, la sauce à bien commencer à prendre. Bien sur, cela reste encore souvent papa ou maman qui réalise le plus grandes constructions, mais il s’y lance aussi avec plaisir… Ce weekend, il m’a demandé de lui construire un grand château… Je me suis appliqué à la tâche avec grand plaisir évidemment, afin d’en réaliser un digne de Poudlar, avec passage secret, escalier en colimaçon et plateforme qui pivote…
En avant pour de chouettes histoires pour ses personnages, son renard et … son nouveau dragon !
Bon, il n’aura pas tenu en mode de jeu deux joueurs avec sa petite cousine… mais le weekend vraiment gaie à le regarder jouer ! On va rire quand les filles commenceront aussi à jouer au Lego… il me faudrait une pièce dédiée pour finir ! Mais bon, c’est ainsi que j’espérais voir mes enfants !
Suite de notre aventure dans le Nord de la France ! Qui me semble évidemment déjà bien loin maintenant… (Si vous avez loupé le premier épisode, c’est par ici !)
Le très beau chateau de Balleroy
Perdu au beau milieu de la basse Normandie, dans notre petit chalet, alors un peu déçu… je constate que la destination prévue pour la soirée est tout de même à un près de 1h20 de route : Luc sur Mer, dont on m’avait recommandé sa jolie digue, ses petites cabanes le long de la plage,… et son marché nocturne du lundi. Après tant de kilomètre sur la journée, le résultat était peu enthousiasmant. Certes, la digue était jolie pour quelques photos, malgré un petit crachin de pluie. Mais la ville s’avère être très moderne et sans charisme. Le marché nocturne, ridicule, se limite à quelques échoppes à touristes… Nous rentrions donc un peu déçu de la tournure de nos vacances.
Ma Snorkys et Charly devant les girafes du Zoo de Jurques
J4 de nos vacances, il allait falloir revoir un peu le roadbook en ce 14 août. Avec un Luc sur Mer peu attractif, je devais essentiellement trouver un plan B pour le feu d’artifice du 15 aout que j’avais prévu à cet endroit. Avec déjà plus de 1h20 pour monter dans ce coin de Normandie, envisager nous rendre jusque Cherbourg ou Saint Vaast serait beaucoup trop long. C’était donc le bon moment pour sortir l’une de mes solutions de secours, tout à fait adapté à notre petite famille, la visite du Zoo de Jurques, un parc très agréable à visiter et suffisamment ludique pour Charly ! Le beau temps était de retour et nous enchainions ensuite avec le Chateau de Balleroy à une petite trentaine de minutes qui en plus d’être vraiment beau, propose le musée du ballon en son sein. Un poil trop historique pour les enfants qui en font très rapidement le tour, il a tout de même intéressé Charly qui depuis le dessin animé Là Haut s’intéresse beaucoup aux ballons.