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Category: Ma Famille

L’école est finie.

L’école est finie.

 

C’est tout de même avec le cœur un peu serré que j’ai refermé la barrière de la petite école gardienne de Charly. Non pas qu’il rentre en 1° primaire en septembre, mais il était prévu stratégiquement de changer d’école à la rentrée afin d’optimiser les trajets à venir avec l’arrivée d’Alice et Juliette en première gardienne. Il aurait fallu quoiqu’il arrive changer Charly d’école l’année suivante et à nouveau faire des doubles trajets, bref, il était plus simple de faire le changement pour les trois en même temps !

C’est tout de même une page qui se termine… Mon petit bonhomme avait construit son univers et ses habitudes dans sa petite école, avec ses Madames, ses copains et copines et sa Mamou qui venait le chercher après l’école. Tout cela sera chamboulé à la rentrée… Nouvelle maison, nouvelle école avec les sœurs, d’autres institutrices voire instituteurs, d’autres copains, papa et maman qui viendront le rechercher… Mon petit garçon, j’ai peur de te chambouler ! Même si tu as si facile à t’intégrer dans tous les stages auxquels tu as déjà participé… Tu grandis si vite, tu as déjà appris tant de choses à l’école, que je ne découvre parfois qu’aujourd’hui après avoir « enfin » pu voir les exercices que tu fais à l’école… Tu commences à vouloir écrire des mots à copier des modèles de lettre, à rassembler les mêmes syllabes, et à toujours vouloir en savoir plus du monde autour de toi… même si au bout d’un moment tu me dis « STOP papa » quand j’ai du mal à m’arrêter…

Tes sœurs ne sont pas en reste, de vraies pipelettes les Nanas qui a seulement 2 ans et demi racontent déjà leur journée et même celle du jour avant ! Bizarrement, je ne m’inquiète pas trop pour leurs entrées à l’école. Elles sont prêtes… et elles sont deux !

Quelques souvenirs en photo… l’air de rien, tu as passé la moitié de ta vie dans cette petite école ! Et papa va essayer de retenir le nom de tes copains de l’époque : Madeline, Paolo, Clara, Lara, Laryssa, Elena, Timeo, Mathys Clegio, Mitch, Esteban, Emy, …

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Dans moins d’un mois

Dans moins d’un mois

Wouw, quel concentré d’action en si peu de temps ! J’avais volontairement tardé à vous parler de notre projet « maison » car je voulais être sur à 100% de notre aventure… Comme vous avez pu le lire,  trouver LA maison n’était pas une mince affaire, et d’ici quelques semaines nous aurons les clés en main, symbole du début d’une nouvelle aventure !

Entre temps, il aura fallu mettre en vente notre ancienne maison, travailler les notaires au corps afin de pouvoir goupiller toutes ces étapes administratives fastidieuses pour être dans le timing ! Oui, parce que cette nouvelle maison, nous allons tout de même lui offrir notre patte personnelle ! Ce qui implique un travail important de mise en oeuvre du projet d’aménagement intérieur ! Une tâche où ma Snorkys excelle, mais qui me demande tout de même beaucoup de travail de visualisation des choses dans un espace 3D fictif… ce qui n’est pas si facile ! Hier encore, nous dessinions des petits carrés de couleurs afin de compter le nombre de carrelages nécessaires aux motifs de la salle de bain…

Oui, les vacances vont être très sport cette année ! Pas le temps de lambiner derrière une manette de jeux… (enfin, en même temps, cela fait 5 ans que je ne lambine plus depuis une manette de jeux hein !) .  Il y a du carrelage à démonter, du tapis à décoller, des murs à détapisser, un jardin à rafraichir, et des caisses, des tas de caisses à faire ! Le planning va être serré, les coups de main des amis seront les bienvenus, mais je suis vraiment confiant de pouvoir même être un peu en avance sur le planning…. Vega doit toujours être dans un bon alignement !

Encore quelques semaines, et nous serons donc Esneutois, une nouvelle aventure, de nouvelles habitudes à prendre, à découvrir… Parfois de simples choses comme : Quel est le jour des poubelles, trouver un nouveau médecin, où se trouve la maison communale, la meilleure boulangerie, le timing idéal pour ne pas être dans la circulation…

En attendant de vous faire visiter les lieux, je vous laisse quelques jolies photos du jardin qui regorge de petits détails accueillants à chaque saisons !

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Agfamatic, mes premiers pas en photographie.

Agfamatic, mes premiers pas en photographie.

Non, je ne me suis pas levé un jour en décidant d’être photographe, c’est d’ailleurs à mes parents que je dois cette passion. Mon paternel avait déjà dans les années 70 l’idée d’être photographe journalistique et j’ai grandi accompagné d’albums photo qui racontaient l’histoire de notre famille. J’aimais (et j’aime toujours d’ailleurs) passer de longs moments à me souvenir de tous ces moments… Je me souviens être parti en classe d’Ardenne avec un petit appareil photo jetable, probablement en 1988 à 10 ans, mais c’était surtout l’Agfamatic 2000 familiale qui est devenu mon meilleur ami durant cette époque.

Même s’il y avait des appareils photo plus imposants à la maison, celui-ci avait l’avantage pour l’enfant que j’étais de pouvoir être emporté un peu partout et d’être solide, et côté qualité de photo, c’était plus que respectable, puisqu’au fond, c’était l’appareil utilisé pour la plupart des évènements et sorties… De plus, il était assez amusant à utiliser avec son système de changement de photos d’un « criiiiic » en fermant le système automatique.

J’ai trouvé un modèle 4008 sur la brocante de Villers le Temple ce weekend, et vous pourrez constater que Charly a tout de suite accroché au concept !

A cette époque, j’ai commencé à emporter l’Agfamatic dans mon sac banane pour ramener des photos de ma chambre, des moments passés avec le copain et même mes premiers reportages ! En effet, arrivé aux Scouts, il a fallu choisir quel serait le premier badge à coudre sur mon uniforme. Je n’étais très castard ni même bricoleur à l’époque, et le badge de photographe me plaisait vraiment bien ! Après quelques petites sorties photo, j’allais anéantir tout espoir d’un grand reportage lors de notre camp en Haute Savoie. J’avais rangé l’appareil photo dans ma grande trousse de secours, afin qu’il soit bien protégé dans mon sac à dos. Lorsque j’ai ouvert mon sac dans la tente, j’ai découvert mon appareil photo au côté du tube de pommade contre les crampes musculaires explosé…

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Juste des petits bouts de bois

Juste des petits bouts de bois

Franchement, ces Kapla m’étonnent ! Je me souviens que je trouvais que mon filleul Remy et son frère avaient de chouettes idées quand ils jouaient avec les leurs. Depuis un mois, Charly a reçu de son parrain pour son anniversaire une boite de Kapla. Il avait l’air de connaitre, ce qui déjà m’avait surpris, mais assez vite il a régulièrement abandonné les Playmobils et LEGO pour construire des maisons, des routes, des garages, des châteaux. Ces deux sœurs, agées de deux ans et demi participent aussi, parfois de manière destructrice, mais clairement, les Kapla ont su se trouver une place dans la maison que je n’imaginais pas comme telle ! Bonne idée « Parrain » !

Allé, je vous laisse quelques-unes de réalisations de Charly, avec un petit coup de pouce de papa pour s’assurer de la faisabilité et résistance du projet !

Nous aurons l’occasion de nous plonger dans de nouvelles constructions lui et moi, je devrais avoir l’esprit un peu plus « libre » les semaines à venir, la conjoncture lunaire sur Vega étant propice…

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Au revoir Mamy des champs.

Au revoir Mamy des champs.

Je m’étonne chaque jour en grandissant du miracle des souvenirs. Des images, des sons, des odeurs que nous pouvons garder au fond de nous, gravés dans notre mémoire depuis notre plus jeune âge…

On m’a raconté que quand j’étais petit, vraiment petit, je t’appelais Mamy Co Bleu. Çà je ne m’en souviens pas, pour moi tu as toujours été Mamy des Champs !

J’étais toujours content de savoir que nous allions partir chez toi Mamy. On embarquait dans la Polo orange, on roulait le long de l’eau à coté des grand arbres, puis on prenait une petit rue de campagne jusqu’à ta maison et sa porte bleue. Tu venais nous ouvrir et nous faire plein, plein de bisous. Moi je savais bien que tu n’allais pas me manger, mais le petit frère n’en était pas toujours certain !

Parfois, j’allais loger chez toi, et ça c’était vraiment chouette ! On avait le temps d’aller  dans le jardin voir les poules et trouver les œufs, on pouvait jouer des heures à la bataille avec  4 ou 5 jeux de cartes mélangés ou parfois aux dames parfois. Puis c’était l’heure de manger. La cuisine chez Mamy était un endroit dont je garde encore aujourd’hui un souvenir fort. Un mélange d’odeur de campagne, d’épice, de poulet au four et le bois des meubles, quand je pense à toi, c’est l’une des première chose qui me revient !

La polo orange - 1981
Zoupla dans la Polo orange, 1981

Et J’ai plein de drôles de petits souvenirs comme cela qui me sont restés de mes journées avec toi… Les bonhommes que je trouvaient en regardant les carrelages, le son de l’autoroute au loin quand je me mettais dans le grand lit tout mou en regardant toutes les lumières par la fenêtre, nos promenade à travers les champs de Maïs pour aller faire les courses, les histoires que j’inventais avec les motifs du grand tapis,…

Un jour, on nous a dit que tu allais venir habiter près de chez nous ! Alors, on allait se promener pour te trouver une jolie maison, si possible avec au moins des barrières bleues… et pour finir, tu as trouvé un petit appartement.  Mamy était souvent avec nous. Elle venait faire les courses, nous garder à la maison quelques fois ou on partait tous en vacances, et on perdait même ton sac en faisant les photos !

Puis j’ai grandi, je suis devenu un grand qui a va la grande école ! Une grande école juste à coté de chez toi et j’ai rapidement pris tous les midi possibles pour venir manger chez toi ! J’aimais bien notre petit rituel.

« Bongiorno, come stai ? Oh va bene ! Que fachio oggi ? Mi fachio giographica, franchese… »

Il y avait de bonne pâtes aux courgettes, après le petit cours d’Italien,… et puis je restais encore pour regarder le Juste Prix ou Ma sorcière bien aimée avec toi… avant d’aller rejoindre mes amis.

« Oh, tene vai ? Si, vado a le muro, giungere mi amici ! Ciao ! Ciao ! »

Bien sur, j’étais un ado. Mais ado, qui aimait bien venir te voir ! Alors, c’est vrai, après je me suis envolé et j’ai eu une petite troupe qui a commencer à voler avec moi. Cela plus été aussi facile de te voir. De moins en moins facile même.

Maintenant que je suis « enfin » grand et que regarde ce que j’ai vécu et ce que toi tu as vécu, je trouve cela incroyable ! Tu n’as pas eu une vie facile, d’ailleurs je n’en connais pas tout. De tes histoires de petites filles, j’ai surtout retenu celles où tu jouais heureuses dans les campagnes que Seraing était encore et des grandes galeries que tu creusais dans la neige…  Les histoires du Congo qui semblaient plutôt amusantes, mais qui devaient être un sacré défi de plus pour toi… Tu en as vu des choses ici, tu as vu tes enfants grandir, voler, avoir une Laure, un Pierre, un Sylvain, une Claire et une Marie… puis eux même s’envoler et vu encore arriver un Rémy, un Thomas, un Charly, une Madeline, Une Alice, une Juliette, un Jolan et un Maxime…

Sacré Mamy, tu as vu des gens autour de toi pour qui tu avais de l’importance, et de cela je veux être heureux et me souvenir !

Au revoir pour ici ma Mamy des champs, mais je sais que tu restes près de nous tous.

Pierre, Sylvain et Mamy des Champs - 1983